La perception de la réalité

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La perception de la réalité
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Notre réalité est liée à notre perception visuelle du monde. Lors de votre visite dans l’exposition, vous serez trompés par les jeux d’ombres et de lumières, par les miroirs déformants, le masque en creux, les reflets à l’infini. Vous découvrirez également les ancêtres du cinéma, et l’imaginaire de quelques artistes comme Velasquez, Magritte, Hopper.

 

Miroir mon beau miroir 

4 miroirs déformants :
On s’amuse à confronter son reflet déformé avec la représentation qu’il se fait habituellement de son corps en se regardant dans un miroir. A l’envers, rapetissé, agrandi, grossi, que lui apprend vraiment son image sur lui-même ?

 

La mise en abîme : L’enfant positionne son œil devant l’ouverture d’une boîte. Que va t-il découvrir ? Le reflet de son œil répercuté à l’infini dans un jeu de miroirs.


 

Peinture de Velasquez : Las Méninas (1656) : Quel est le véritable sujet de la toile ? La jeune infante nous fait face au centre de la toile et semble le centre du sujet, mais c’est dans notre direction que le peintre, représenté sur la toile, regarde. Un miroir au fond du tableau nous révèle les véritables modèles du peintre.

 

Les périscopes : Deux œillères sont tournées vers un mur vide. En regardant dans ces trous, l’enfant découvrira pourtant des objets présentés plus loin dans l’exposition, grâce à un jeu de reflets.

 

Une vidéo sur les miroirs : 2 séquences : la fameuse scène du miroir dans le film des Marx Brothers et un documentaire montrant des singes se regardant dans un miroir. Le miroir nous renvoie une image fausse de nous même et à laquelle nous nous identifions pourtant.

Illusions et ombres

Les ombres des objets nous trompent-elles ? La silhouette d’un objet se détache sur le côté d’une boîte. L’enfant peut glisser sa main dans la boîte pour  le soupeser, sentir sa matière, le faire bouger. Une fois révélé, l’objet correspond-il à l’idée que l’enfant s’était construite ?

La lanterne magique : Cette borne multimédia présente  ce procédé, ancêtre du cinéma, qui permet  de projeter des images et de leur donner vie.


Le thaumatrope : Cet objet permet d’observer le mouvement à partir d’images fixes, en ce sens, il anticipe le principe du cinéma. En regardant à travers les fentes du thaumatrope qui tourne à une vitesse adéquate, les images fixes se succèdent sans que notre œil puisse en percevoir la discontinuité.

 

Le masque en creux :  Voici un objet dont nous avons bien du mal à apprécier le relief ! A un certain moment, nous pouvons avoir l’impression que le  visage cesse d’être creux et s’avance vers nous. C’est notre cerveau qui nous entraîne à voir ce à quoi nous sommes habitués sur un visage : un nez, un front et des joues qui ressortent. Autre chose : si vous vous déplacez autour de ce masque, vous aurez l’étrange impression qu’il vous suit des yeux !

La nature morte : Il s'agit d'une peinture en trompe-l’œil confrontée à son modèle. Par quelle technique le peintre nous amène t-il à confondre un objet réel et une représentation de cet objet ?

3 peintures de Magritte : La condition humaine (1933), Le blanc seing (1965), La trahison des images (1929). Dans ces œuvres cet artiste nous invite à faire la part des choses entre un objet et sa représentation. Elles nous permettent de nous interroger de manière très riche sur les rapports entre représentation, imitation, langage et regard.

1 peinture de Hopper : Nighthawks (1942). Depuis l’obscurité de la rue, à travers la vitrine d’un bar, le spectateur de cette œuvre surprend dans leur ennui des « couche-tard » accoudés à un bar.