Des avenirs encore stéréotypés
Plombière ou sage-homme... Aujourd’hui encore, être fille ou garçon influence le parcours scolaire et professionnel.
Il reste beaucoup d’efforts à faire ! En France, on ne trouve encore que 25% de femmes dans la recherche mathématique. « Depuis 25 ans, date de création de l’association femmes et mathématiques, cette proportion n’a pas bougé, indique Marie-Françoise Roy, mathématicienne, de retour du congrès bisannuel de l’association European Women in Mathematics. Dans les années 80, ce taux nous plaçait en tête des pays européens, mais eux ont continué d’évoluer, tandis que nous stagnons. » Dans les pays sud européens, l’Espagne ou l’Italie, la parité est presque atteinte. « Là-bas, les mathématiques sont considérées comme une part de la culture générale, au même titre que la philosophie. » Ce qui étonne au contraire, c’est le retard des pays nordiques, réputés en avance sur les questions d’égalité homme-femme. « Là-bas, les femmes ne représentent que 3% des mathématiciens. Les mathématiques y sont très liées à l’ingénierie, domaine qui attire plus de garçons. Mais ces différences entre pays européens, de mêmes niveaux de développement, montrent au moins une chose : la biologie n’y est pour rien dans la sous-représentation des femmes en sciences ! »
L’égalité n’est pas la parité
Au rectorat de Rennes, Nicole Guenneuguès, chargée de mission égalité des chances, oeuvre pour que l’ingénierie attire plus de filles justement. Comme la plomberie, la recherche en sciences et d’autres formations où les filles sont encore minoritaires. « Notre mission est de promouvoir l’égalité entre garçons et filles en tant que citoyens : qu’ils puissent envisager le même éventail de possibles, indépendamment de leur sexe. L’objectif n’est pas d’atteindre la parité, mais que tous soient égaux dans le choix de leur avenir. » Aujourd’hui encore, être fille ou garçon se révèle déterminant dans le parcours des étudiants. Les filles sont en moyenne plus diplômées, mais pas dans les formations les plus prestigieuses. Ces inégalités se retrouvent de façon criante au niveau professionnel. « À l’inverse, on retrouve peu de garçons dans les filières littéraires ou paramédicales. L’accent est mis sur les filles car la situation professionnelle des femmes est globalement moins bonne que celle des hommes ! Mais pour produire du changement, il faut s’intéresser autant aux garçons qu’aux filles. »
Valoriser l’apport des femmes
Au-delà de l’orientation, c’est une éducation à l’égalité qui doit s’introduire, petit à petit, dans les écoles. « Par exemple, il est important de valoriser l’apport des femmes à l’ensemble du savoir dans les manuels scolaires. Si les livres donnent l’impression que les femmes n’ont rien fait de grand, cela conforte les garçons dans l’idée de leur supériorité. » La gestion de la mixité dans la classe est aussi à interroger. « Mettre systématiquement une fille à côté d’un garçon avec l’objectif de le calmer contribue à reproduire les stéréotypes. » Le vocabulaire employé, ou la façon d’aborder des activités réputées “plus difficiles pour les filles ou les garçons” peuvent renforcer les préjugés sur les capacités des uns ou des autres et nuire à leurs performances. Encore des efforts à faire, donc.
Marie-Françoise Roy Tél. 02 23 23 60 20
marie-francoise.roy@univ-rennes1.fr
Nicole Guenneuguès Tél. 02 99 25 11 38
egalite.chances@ac-rennes.fr











Commentaires
Curieux raisonnement
Curieux raisonnement mathématique : la quasi totalité des juges aux affaires familales sont des femmes, des infirmières, des employées de crèches, des enseignantes, assistantes sociales, des éducatrices... : alors rétablissons la parité partout, dans tous les secteurs d' activité !!!! Et si au Canada la majorité des suicides d' enfants et d'adolescents sont masculins, c est par ce que la parité a été instaurée au prétexte de discrimination (comme dans cet article sexiste anti garçons) sans que les farçons aillent dans les filières filles. De ce déséqulibre nait l' exclusion des garçons, ce vers quoi plaide votre article de feminisme victimaire.Et pourquoi aussi vouloir moitié filles moitié garçon partout ? Quel est le but de cet égalitarisme forcené et instutionnalisé (avec espèces sonnantes et trébucnahets à la clef...). Quel serait le crime si peut tres bien y avait 70%E d hommes dans l' édication et dans l' armée et 70% de femmes dans les hopitaux ? ou l'inverse ? Maois om est le problème ?? Quant une naissance est déclarée en Mairie, elle induit "Liberté- Egalité-Fraternité" et non "Libertinage, Parité, Sororité," ou PPP...Prestation compensatoires, Pensions alimentaires Pensions de réversion... Et l égalité dans l espérance de Vie... ? N'est ce déjà un début de crime déviter de le prendre en compte...Le féminisme ne sera jamais un Humanisme car axé sur son interet de sexe et non celui de la Société. Heurseusement quelques femmes s' inquiètent de cette "Fausse Route", Elisabath Badinter dixit....annonçant de début de la fin du matriarcat...