Présentation

L'Espace des sciences à Morlaix

Créé en 2005 en partenariat avec la Ville de Morlaix, l’Espace des sciences du pays de Morlaix contribue à la promotion de la culture scientifique auprès d’un large public.

Contact

Marie-Laure Brandily
Chargée de projet « L'Espace des sciences à Morlaix »
Tél. : 02 98 15 31 85

Ouverture prévue sur le site de l'ancienne Manufacture de Morlaix fin 2019
  • Vidéo
Durée 8 min 31
Interview : Michel Cabaret
Réalisation : Tébéo
Production : Tébéo
Année : 2015

Les dix ans de l’Espace des sciences à Morlaix

Histoire de la Manu

Un projet d’avenir dans un site patrimonial d’exception : l’Espace des sciences à la Manu

Progressivement désaffectées depuis les années 70, les Manufactures de tabacs françaises constituent un héritage patrimonial d’exception. Ces édifices patrimoniaux font aujourd’hui l’objet de divers programmes de reconversion dédiant les sites à de nouveaux lieux culturels, universitaires, immobilier à vocation de logements ou de bureaux...

Petite histoire du tabac

L’histoire du tabac nous mène au XVe siècle en Amérique. Ces populations considéraient le tabac comme un remède divin. Ils l’employaient pour soigner de nombreuses maladies, ce qui contribua à répandre sa consommation en Europe occidentale. Avec les années, la plante « merveilleuse » devint panacée, guérissant aussi bien les maux de tête que les maux de dents, la surdité, les vertiges, les aphtes... En 1560, Jean Nicot, introduisit cette « herbe miracle » à la cour de France, elle devait soigner les migraines tenaces de la reine de Catherine de Médicis. Le tabac fut longtemps un produit rare et cher réservé aux plus favorisés. Au XVIIIe siècle, l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert le signale comme « la plante la plus cultivée, la plus recherchée et l’objet des délices de presque tout le monde qui en fait usage soit par le nez, en poudre, soit en fumée avec des pipes, soit en mâchicatoire, soit autrement ». A la faveur des guerres et avec le temps, l’usage de l’herbe indienne se répandit. Le travail du tabac se développe à Morlaix dès le XVIIe siècle. Sa culture, sa fabrication et sa vente font l’objet d’un monopole royal puis impérial avec une brève période intermédiaire de liberté pendant l’époque révolutionnaire. Le contrôle, exercé par l’Etat, provoque la concentration de la fabrication dans quelques manufactures dont celle de Morlaix.


Atelier des presses, Encyclopédie de Diderot et D'Alembert

La science des architectes

A la manière des grands palais érigés au XVIIIe siècle, l’ensemble architectural des manufactures est exceptionnel. Ordonnée par Louis XV en 1736, la construction de la Manufacture de Morlaix se fera sous l’équerre de Jean-François Blondel, l’un des maîtres du classicisme. Eugène Rolland, figure tutélaire de l’histoire du monopole du tabac au XIXe siècle, hormis ses talents d’ingénieur, possédait des qualités d’organisateur hors pair. Il inventa, en s’inspirant ouvertement des manufactures royales, dont celle de Morlaix, un archétype architectural de manufactures, qu’on appela ensuite le modèle Rolland. Pensé en termes de symétrie et d’équilibre, ce modèle reprend l’idée de normalisation de bâtiments rationnels et fonctionnels par un plan en grille avec une répétition des formules graphiques sur un espace tramé évolutif. La Manufacture des tabacs de Morlaix est considérée comme l’un des dix monuments historiques majeurs en Bretagne (Parlement de Bretagne, Alignements de Carnac...). Sur presque trois hectares, elle offre une unité de bâtiments articulés autour de plusieurs cours, élevés sur trois niveaux aux façades rythmées de larges baies symétriques. C’est la rationalité au service de la rentabilité : ateliers spacieux, lumineux, organisation du travail et règlement en font un exemple de l’industrie française sous monopole royal.

Forte d’une tradition de port de commerce européen, recevant deux fois par jour le flux de la marée, la ville avait très tôt fait valoir son accessibilité et son ouverture aux grandes routes maritimes. C’est par voie d’eau que l’on achemine les milliers de mètres cubes de granite extraits des îlots de la baie de Morlaix pour édifier cet outil industriel. C’est encore par voie d’eau que le tabac, matière première brute en provenance des Amériques, arrivait à Morlaix puis repartait une fois transformé en chevilles, rôles et carottes.

Aujourd’hui classé parmi les Monuments Historiques, ce patrimoine industriel fait l’objet d’un programme de reconversion qui propose de nouveaux usages, dans le respect de la mémoire du lieu. Par son envergure dans le paysage portuaire de Morlaix, cet ensemble de bâtiments affiche toujours ce même profil des manufactures d’Etat, et si les agrandissements des XIXe et XXe siècles ont su épouser la ligne architecturale première, la diversité des matériaux employés révèle l’histoire du lieu (granite, bois, métal et fonte, béton).

La technique des ingénieurs

Au XIXe, l’État poursuivra ses efforts en ajustant ses techniques de transformation du tabac aux évolutions du siècle : la mécanisation et la machine à vapeur soulageront certaines tâches d’ouvriers et augmenteront qualité et quantité des produits finis. Ainsi, dès le milieu du siècle, l’usine d’Etat s’équipe : torréfacteurs, presse hydraulique, chaudières, machine motrice actionnant un gigantesque arbre de force doté de rouets et de courroies.

En 1870, une batterie de moulins à poudre est installée pour remplacer le râpage manuel : mécanique de précision associant bois, fonte et acier, c’est une immense machine-outil qui, par la finesse de sa conception, a l’allure d’une oeuvre d’art. L'ensemble est alimenté par d’impressionnantes vis sans fin. En activité jusqu’en 1984, les moulins seront classés Monuments historiques en 2001 comme les bâtiments d’origine.

Au XXe siècle, de vastes entrepôts édifiés en béton s’intègreront harmonieusement aux bâtiments d’origine. Fruits de la réflexion des inspecteurs et des ingénieurs, ces adaptations permettront à la Manufacture des tabacs de Morlaix de traverser les siècles jusqu’à sa fermeture définitive en 2004. De nouvelles machines seront imaginées par les ingénieurs d’Etat, horlogerie mécanique appliquée à la plupart des phases de transformation du tabac. A l’inverse de la plupart des anciennes manufactures de tabacs, celle de Morlaix a su préserver une partie de ces outils.

L’industrie des hommes

A la veille de la Révolution française, avec cinquante années d’expérience, la Manufacture emploie jusqu’à 750 personnes. Un siècle plus tard, ce sont 1750 ouvriers qui s’activent dans les ateliers ! Une telle masse de travailleurs exigeait une stricte organisation du travail ainsi que la mise en place de mesures sociales. La direction de la Ferme est paternaliste et très hiérarchisée. Cadres, officiers, contremaîtres, commis et employés de bureau se distinguent de la masse des ouvriers répartis par atelier selon les phases de transformation du tabac (époulardage, mouillage, macération, hachage, torréfaction, pesage et empaquetage).

La Manufacture de Morlaix saura épouser les évolutions de la société dès le XIXe siècle : une caisse de secours garantira des indemnités de chômage, de maladie et de retraite, un instituteur assurera ’instruction des ouvrières, permettant ainsi la promotion sociale, une crèche accueillera leurs jeunes enfants. Des avancées mutualistes germent à La Manu, tandis que des coopératives se développent en ville.

Majoritairement masculine à ses débuts, la force de travail va se féminiser avec le choix d’une production essentiellement tournée vers la fabrication de cigares exigeant des mains expertes, voire des « petites mains » puisque les enfants y travaillent dès l’âge de douze ans. Les guerres passées, les veuves et leurs enfants bénéficieront d’emplois réservés. Dans cette industrie sous haute surveillance, l’exigence de la formation des personnels leur imposait souvent d’aller travailler dans une autre manufacture française avant de pouvoir revenir au pays.


La sortie des Cigarières, Coll. Paul Smith

La reconversion de la manufacture

En 2004, les derniers employés fermaient à contre-coeur les portes de leur « Manu » laissant vacants des hectares de terrain et des milliers de mètres carrés d’ateliers. Aujourd’hui, la Manufacture des tabacs de Morlaix fait peau neuve. La production ne s’étant arrêtée qu’en 2004, le lieu n’a pas eu le temps de devenir une friche industrielle. Malgré un incendie qui ravagea ses combles en 1995, après une restauration soignée sous la direction des Monuments Historiques, « La Manu » se mire toujours sur l’onde de la rivière de Morlaix. Si le bassin à flots a abandonné sa vocation commerciale, c’est aujourd’hui un joli port de plaisance de fond d’estuaire.

Acteurs locaux, association « des Anciens de la Manu », communauté d’agglomération, ville de Morlaix et la Chambre de Commerce et d’Industrie se sont entendus et relayés pour faire revivre ce lieu à travers une reconversion raisonnée : pôle universitaire, pôle administratif, pôle d’entreprises, et pôle culturel (cinéma, théâtre, musiques actuelles), viendront rejoindre une maison d’édition, un petit campus universitaire ainsi que les services de Morlaix Communauté déjà présents sur le site. Un nouveau quartier de ville, sur le port, est donc en devenir. Sa position stratégique, qui fait liaison entre le centre-ville et le port, porte par sa configuration et dans sa dimension l’unité et la diversité urbaine nécessaires au renouveau de cette zone nord de la ville de Morlaix.

L’idée est maintenant de donner une cohérence à l’occupation des lieux. Un projet global d’aménagement a donc été mis en marche par la communauté d’agglomération « Morlaix Communauté ».

Projet

Un projet d’avenir : ouverture d’un Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle, antenne de l’Espace des sciences de Rennes

Morlaix Communauté souhaite offrir une large place à la diffusion de la culture et notamment à la culture scientifique. C’est dans cette démarche que s’inscrit l’idée de créer un parcours de découverte et d’interprétation de la culture technique, scientifique et industrielle, en articulant une ancienne ambition muséale avec l’implantation d’un centre de sciences. Initiative innovante et unique en France, la création d’un tel centre au coeur d’une ancienne manufacture royale permettra de conjuguer sciences et patrimoine industriel.

Ce patrimoine industriel, miraculeusement sauvegardé grâce à l’action de l’association « des Anciens de la Manu », sera un vecteur puissant pour développer les thèmes inhérents à la dynamique de l’évolution des sources d’énergie et des mutations techniques, mais aussi à la vie de celles et ceux qui ont travaillé pendant trois siècles à la Manu. En effet si les bâtiments datent principalement du XVIIIe siècle, des halles, des fours et des ateliers ont été ajoutés au XIXe siècle notamment lors de l’avènement de la machine à vapeur. Ainsi, le public découvrira dans le cadre d’un parcours muséographique le remaniement des surfaces d’exploitation et l’adaptation des machines afin de répondre aux besoins de productivité et de compétitivité.


La Manufacture © Hervé Ronné Morlaix Communauté

Ce projet de reconversion s’appuie sur les compétences et l’expérience du centre de sciences le plus fréquenté en région avec plus de 200 000 visiteurs chaque année : l’Espace des sciences de Rennes. Fort de 30 années d’expérience et d’une relation soutenue avec les publics puisque son activité a débuté dans un centre commercial, l’Espace des sciences mettra son savoir au service de ce projet dans la conception ou l’animation d’expositions permanentes, temporaires et itinérantes.

L’Espace des Sciences de Rennes est présent à Morlaix depuis plus de 10 ans à travers un partenariat avec la ville de Morlaix pour l’organisation de conférences, puis avec Morlaix-Communauté depuis 2013 par convention d’objectifs et de moyens pour la réalisation du projet de création d’une antenne de l’Espace des Sciences à la Manufacture des tabacs de Morlaix.

À la suite d’un concours en novembre 2016, la maîtrise d’oeuvre a été confiée à l’agence d’architecture Opus 5 reconnue dans la restauration de sites patrimoniaux d’exception. Le programme muséographique, réalisé par l’agence de scénographes Chabot Dagan basée à Nantes, préfigurera la conception de la future scénographie.

Sur plus de trois mille mètres carrés, le parcours de découverte scientifique et technique de l’Espace des sciences intégrera le parcours muséal de la mémoire ouvrière et industrielle. Depuis la majestueuse Cour d’Honneur, on pénétrera dans le coeur productif de La Manu : de la Salle des moulins à la Salle des machines, c’est une succession d’immenses ateliers dont la scénographie mettra en valeur les phases de transformation du tabac et la spécialisation du travail de centaines d’ouvriers, en évoquant trois siècles de savoir-faire et d’évolution des techniques.

Contrairement à d’autres anciennes manufactures de tabacs, celle de Morlaix a su préserver une grande partie de ses machines dont la plupart seront présentées au public : écôteuse, paqueteuse, écabochoir, massicot, robeuse, machine à caper les cigares et bien sûr l’extraordinaire batterie de moulins à poudre, installée en 1870 pour remplacer le râpage manuel qui sera l’élément majeur du parcours de découverte. Cette manufacture est un véritable concentré de principes mécaniques caractéristiques de la fin du XIXe siècle : vis d’Archimède, norias de godets, noix de râpage, transmission par poulies, courroies, arbres avec conversion du mouvement rotatif en alternatif...


La Manufacture © Hervé Ronné Morlaix Communauté

Le professeur Daniel Bideau, ancien directeur scientifique de la physique au Ministère de la Recherche et Président du Comité scientifique de l’espace des sciences du pays de Morlaix – instance d’expertise qui veille à la cohérence de la programmation du projet – ouvre ainsi la voie de la pédagogie de l’observation de ces machines : « Une machine est un dispositif qui permet, en utilisant une énergie disponible, d’exercer un travail mécanique, de déplacer une charge ou de façonner de la matière. Nous devrons alors définir les bases physiques de la mécanique :

  • Qu’est-ce qu’une force, comment la transmettre, comment la déplacer, comment les forces se couplent… La salle des moulins est une belle illustration finale de ces problèmes.
  • Qu’est-ce que l’énergie (énergie mécanique, énergie chimique, énergie humaine, sources d’énergie…) D’où vient-elle ? Se conserve-t-elle ? ».

Une quantité importante de documents iconographiques constitués de photographies, plans, correspondances et archives administratives ainsi que des ouvrages techniques sont conservés par l’association « des Anciens de la Manu » et par les archives départementales de Quimper. Citons également parmi les sources documentaires l’excellent travail de recherche de Paul Smith, chercheur spécialiste du patrimoine architectural attaché au Ministère de la Culture et membre de notre comité scientifique. Le musée de Morlaix est aussi riche de collections provenant de différents legs (SEITA, particuliers, association des « Amis du musée »...) qui pourront enrichir la muséographie de ce centre de sciences.

Le parcours de découverte de l’Espace des sciences sera complété par des modules ouvrant sur toutes les disciplines scientifiques :

  • Point de départ de ce parcours, “l’atelier d’architecture” donnera à découvrir les caractéristiques architecturales des manufactures s’adaptant progressivement aux nouveaux matériaux et avancées technologiques pour optimiser la production.
  • Une salle d’immersion évoquera le plant de tabac en tant que plante et produit de consommation en décrivant l’évolution progressive des pratiques de consommation, de son statut de remède au XVIe siècle à celui de poison fin XXe siècle.
  • La salle des moulins, véritable joyau du patrimoine industriel du XIXe siècle classée aux Monuments Historiques, sera une pièce maîtresse du parcours muséographique.
  • Les machines seront mises en valeur dans une galerie de l’évolution des techniques afin de présenter les innovations techniques issues des découvertes scientifiques majeures du XIXe siècle.
  • Le visiteur pourra déambuler dans une « galerie de l’innovation », lieu de rencontres et d’échanges entre chercheurs, acteurs économiques et le public où l’actualité scientifique et les innovations industrielles des entreprises du territoire de Morlaix seront présentées.
  • Un « laboratoire de Merlin », axé sur l’expérimentation directe et l’observation de phénomènes scientifiques, afin d’encourager la curiosité et d’accompagner le visiteur sur le chemin de ses propres découvertes.
  • Le parcours sera aussi constitué de deux salles d’exposition pour traiter de thèmes scientifiques variés (géologie, mathématique, biologie, chimie…).
  • Ces expositions seront complétées par des animations menées par des médiateurs scientifiques pour approfondir les sujets exposés et présenter des expériences spectaculaires.
  • Un « Jardin des Planètes » invitera à la découverte du système solaire d’une manière poétique et artistique en emportant le visiteur dans la voute céleste. La scénographie permettra de découvrir les planètes, des constellations en 3D, tout en étant plongé dans le ciel grâce à une fresque murale peinte sur les murs de la charpente.
  • L’installation d’un pendule de Foucault, élément extrêmement porteur, est prévu dans le projet. Ce dispositif expérimental, conçu en 1851 pour mettre en évidence la rotation de la Terre, correspond parfaitement à l’ambition de l’Espace des sciences de montrer la science « en train de se faire ». La définition et la réalisation de ce pendule se feront en partenariat avec des étudiants de l’ENSMM de Besançon.


Pendule de Foucault, Opus 5

Il va sans dire que ce centre sera ouvert à différentes initiatives liées à la diffusion de la culture scientifique et intégré dans le réseau des établissements de Recherche & Développement dans les domaines scientifique, technique et industriel du territoire.

A l’issue de ce parcours pédagogique, on comprendra que ce sont les hommes, les sciences et les techniques qui font et feront l’histoire de notre société. Lieu de partage d’une mémoire collective riche et prestigieuse, mais aussi à certains égards douloureuse, faite d’audaces et d’innovations - le tabac, outil au service des ressources fiscales de l’État, induisant des enjeux d’optimisation technologique-.

“Mieux connaître le passé pour comprendre le futur” : c’est sous ce sous-titre que Dominique Ferriot, professeure des universités, ancienne directrice du Musée des Arts et Métiers, membre du comité scientifique de l’Espace des Sciences de Morlaix, écrit dans un article paru dans la revue du Palais de la Découverte “des initiatives nouvelles mettent en lumière la relation féconde entre une approche patrimoniale et le développement d’activités de culture scientifique et technique pour tous les publics : citons à titre d’exemple le programme mis en place par l’Espace des Sciences de Rennes dans l’ancienne manufacture des tabacs de Morlaix, dont la réhabilitation est en cours”

Ce projet, porté par Morlaix Communauté qui en assure la maîtrise d’ouvrage, a été lauréat de l’appel à projets des Investissements d’Avenir. Il est fortement soutenu par le Conseil Régional de Bretagne et bénéficie également du soutien du Conseil Général du Finistère.

L’Espace des sciences de Morlaix, localisé à l’ouest d’une Bretagne innovante dans des activités à forte valeur ajoutée, contribuera à diversifier le tissu économique local et à ouvrir sur des perspectives d’avenir. L’ouverture du site est prévue fin 2019.


Cour d’honneur de la Manufacture © Hervé Ronné Morlaix Communauté