Les mondes virtuels

N° 181 -

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RECHERCHE ET INNOVATION EN BRETAGNE
,"`:
~d i ~ 'Y.yb
• ~ `~•~ ~,sb~►Wr Abbé Raymond Letertre,
Maison diocésaine, 45, rue de Brest,
35042 Rennes Cedex,
tél. 02 99 14 35 35. 9
A
Laboratoires
SCIENCES OUEST 181/OCTOBRE 2001
Naissance d'un laboratoire
pas comme les autres
n nouveau laboratoire
voit le jour au sein du
CHU de Pontchaillou. Quoi
de plus banal... et pourtant :
les thèmes de recherche sont
ici la kinésiologie (science
du mouvement), la kinésiopathologie
(science du mouvement
perturbé) et la
kinésithérapie (traitement
par le mouvement), souvent
absents dans les structures
de recherche. Histoire d'un
contexte particulier.
L'Institut de formation en massokinésithérapie
de Rennes (IFMKR) a
inauguré, en mai dernier, son centre
de recherche, une structure quasiment
unique en France ! Installé
dans les locaux du CHU de Pontchaillou,
le laboratoire Henri Neiger
est dirigé par Pascale Gosselin,
directrice de l'institut, entourée d'un
animateur scientifique (Gérard
Guingouain, psychosociologue), de
chercheurs formateurs (Hubert Gain,
10 Jean-Marc Hervé, Edwige Brajon), et
de chercheurs associés (Maryvonne
Grunberg pour le côté sciences de
l'éducation et Philippe Le Cavorzin
pour les signaux et images en biologie
et médecine).
Un labo de plus ?
Mais pourquoi unique en France ?
Et bien si le rapprochement entre
différentes structures est inhérent
au fonctionnement même de la
recherche, ce n'est pas le cas dans le
domaine de la kiné, pour la simple
et bonne raison que celle-ci n'est
pas considérée, en France, comme
une discipline scientifique à part
entière. Elle ne possède donc
aucune tutelle universitaire et, de ce
fait, n'est enseignée que dans des
instituts de formation, qui sont pour
la plupart privés et dans lesquels
aucun fond n'est dévolu à la
recherche. Illustration flagrante de
cette situation : l'équipe du laboratoire
Henri Neiger est constituée
de chercheurs volontaires et bénévoles.
Ce n'est donc pas un laboratoire
comme les autres.
Henri Neiger,
initiateur de la démarche
C'est le professeur Henri Neiger,
auteur de plusieurs ouvrages sur
des pratiques professionnelles
novatrices, qui a été l'initiateur des
travaux de recherche en collaboration
avec d'autres laboratoires. C'est
lui qui a donné l'impulsion, insufflant
à ses collaborateurs la motivation
pour se lancer dans une telle
aventure. Décédé dans un accident,
c'est pour lui rendre hommage que
le laboratoire porte son nom.
La politique scientifique 2001-
2004 s'inscrit donc dans la continuité
de ces démarches avec des partenaires
déjà connus de l'IFMKR, à
savoir : l'unité de biologie et de
médecine du sport dirigée par le
professeur Pierre Rochcongar (hôpital
Pontchaillou, Rennes), le laboratoire
de neurobiologie humaine du
professeur Jean-Pierre Roll (université
de Provence), le laboratoire de
physiologie médicale avec le professeur
François Carré (faculté de
médecine de l'université Rennes 1)
et le laboratoire de physiologie et
biomécanique de l'exercice musculaire,
dirigé par le professeur Paul
Delamarche (université Rennes 2).
Le laboratoire Henri Neiger
s'attachera également à promouvoir
et développer la recherche appliquée,
à amorcer la formation à la
recherche de certains étudiants et à
les suivre ensuite dans leurs travaux,
mais aussi à entreprendre et
poursuivre des collaborations avec
des unités de recherche universitaire
dont les disciplines alimentent
la kinésithérapie.
De quoi donner le vertige à plus
d'un ! n N.B.
Contact —> Pascale Gosselin,
Institut de formation en
masso-kinésithérapie de Rennes,
hôpital Pontchaillou, rue Henri
Le Guilloux, 35033 Rennes Cedex 9,
tél. 02 99 59 12 64.
Ensachage des échalotes chez Daniel Cadiou.
_ ► ntreprises
SCIENCES UEST 181/OCTOBRE 2001
La clé des champs
Des producteurs de légumes utilisent
un logiciel qui leur facilite la vie
ur la demande d'un
groupe de légumiers désireux
de faire de l'agriculture
raisonnée, Frédéric Thouin,
dentiste de la commune et
informaticien à ses heures
perdues, a créé un logiciel
pensé par les paysans.
Pour parcourir les dix mètres qui
le séparent de sa voiture, Frédéric
Thouin s'arrête au moins trois fois,
tout sourire, pour serrer des mains et
échanger quelques mots. "Non, je
ne suis pas en campagne électorale !",
plaisante-t-il, "mais Cléder est un
petit village où tout le monde se
connaît!" Tout autour de cette petite
commune proche de Saint-Pol-de-
Léon (29), les champs de maïs, d'artichauts,
et les serres de tomates
s'étendent sur des kilomètres. Normal
donc que Frédéric Thouin
compte de nombreux agriculteurs
parmi ses amis. Et entre amis, on se
rend de petits services. "Il y a deux
ans environ, un groupe de copains
cultivateurs légumiers m'a parlé d'un
projet commun : arrêter l'agriculture
intensive, pour faire du «raisonné»",
explique-t-il. "J'ai donc tout d'abord
mis au point des feuilles de calcul
simples sous Excel mais très vite, je
me suis rendu compte que les calculs
complexes à mettre en jeu nécessitaient
quelque chose de plus solide..."
Ainsi, la copie, sans cesse retravaillée,
fait de nombreux aller-retour
entre les légumiers et
l'autodidacte de l'informatique
jusqu'à
ce que, de ce besogneux
affinage,
naisse le logiciel
Clédé-Ch@mps.
Simple comme
une dérivée partielle
du deuxième ordre...
"À l'époque, je ne savais pas du
tout où j'allais, et si j'avais pris
conscience plus tôt de l'ampleur de la
tâche, j'aurais sans doute laissé tomber",
confie-t-il. Gestion du parcellaire,
conseils sur l'utilisation de
fertilisants et de produits phytosanitaires,
expertise agronomique avec
traitement statistique des données,
remplissage automatique des
formulaires administratifs (fiches
Copfel, formulaires PAC...) "Si vous
voulez tout détailler, on en a pour
la journée !", s'exclame Frédéric
Thouin, les yeux pétillants de fierté.
Mais, si le nombre de données rentrées
est considérable, et les calculs
complexes, le logiciel, en revanche,
est très simple d'utilisation : "Il a été
pensé par des paysans et pour des
paysans. Il s'adresse à des gars qui
n'ont souvent jamais touché à un
ordinateur et malgré cela, tous sont
rapidement capables de l'utiliser sans
formation aucune. D'ailleurs, je passe
plus de temps à leur expliquer comment
fonctionne la boîte aux lettres de
Windows, qu'à régler des problèmes
d'utilisation du logiciel lui-même l'
Sur le marché, s'il existe des produits
concurrents, aucun d'entre eux
n'a apparemment suscité l'adhésion
des producteurs de légumes de la
commune. "Parfois incomplets, souvent
barbants, ces logiciels nécessitent
presque tous une formation (payante
bien sûr). Le nôtre est simple, taillé
sur mesure en fonction des besoins,
il «pense paysan». On m'a, par
exemple, demandé de le faire parler
en breton !", déclare son concepteur.
Le ton humoristique et l'interface
simple, tout en menus déroulants,
contribuent d'autant plus à le faire
accepter dans le monde agricole.
Pour l'heure, plus de 40 producteurs
de légumes de la région utilisent le
logiciel. "Le passage à une agriculture
plus raisonnée via les conseils de
Clédé-Ch@mps permet de diminuer
de moitié l'apport de matière dans les
champs (et donc les frais consécutifs à
cet apport)", estime Frédéric Thouin.
Conçu pour améliorer la traçabilité,
le logiciel commence d'ailleurs à
intéresser les fabricants d'engrais.
"Ils ont été surpris de se trouver en face
d'agriculteurs qui connaissaient exactement
la teneur des produits à épandre
sur leurs terres !", explique-t-il.
Fini les carnets illisibles
perdus ou mal remplis
Pour Gilbert Cadiou, responsable
du groupe de producteurs d'échalotes
Daniel Cadiou de Plouzévédé
(29), ce logiciel est une bénédiction :
"Clédé-Ch@mps facilite grandement
le suivi des produits. Nous l'utilisons
depuis peu et nous voyons déjà la différence
if
férence ! Chaque lot d'échalotes commercialisé
doit être accompagné d'une
fiche de traçabilité qui permet d'en
identifier la provenance en cas de problème.
Désormais, les fiches numériques
arrivent avant même que le lot
ne soit là. Plus besoin de courir après
les carnets illisibles, déchirés ou remplis
à la va-vite...", explique-t-il. "Et
lorsqu'autrefois il fallait deux semaines
pour fournir une fiche à un organisme
de contrôle, maintenant celui-ci la
reçoit sur son fax, alors même que le
contrôleur a encore le téléphone en
main !" Depuis, dans le cadre de
l'opération "Terre et saveurs",
marque de qualité lancée par Casino
et qui nécessite une traçabilité
exemplaire, Gilbert Cadiou a multiplié
par cinq ses parts de marché
dans la société de distribution. Il
encourage donc tous les producteurs
agricoles qui le fournissent à
s'équiper du logiciel. Autre atout de
poids, l'Organisation bretonne de
sélection (OBS), spécialisée dans la
création variétale et la production de
semences légumières, a loué l'efficacité
du logiciel. "Ce gage de confiance
nous a donné des arguments supplémentaires
face à ceux qui voyaient
d'un mauvais oeil l'arrivée de l'agriculture
raisonnée dans les campagnes",
évoque Frédéric Thouin. "Ceci dit,
il reste encore beaucoup de chemin à
parcourir. Si tout le monde s'y mettait,
c'est presque 5 000 logiciels qui pourraient
tourner, mais ce n'est pas pour
tout de suite !" D'ici là, il y a fort à
parier que notre informaticien-dentiste-
agriculteur (qui a avoué être
également mécanicien et ébéniste),
trouve de quoi s'occuper. n E.L
Contact -► Cléder informatique
traçabilité, Frédéric Thouin,
tél./fax 02 98 69 40 16,
http://perso.libertysurf.fr/clede-champs
Cléder informatique traçabilité (ClT) informatique en bref
4 Statut : SARL. -► Produit : Logiciel clédé-ch@mps destiné à aider dans
la culture légumière. 4 Siège : Cléder (Finistère Nord, près de St-Pol-de-
Léon). Date de création : sept. 1999. -e Chiffre d'affaires : 60700 F en
2000 pour 7 000 F de résultat net. 4 Nbre d'actionnaires : 5. -4 Effectif : 5
personnes. -. Prix du logiciel : 3000 F. Option directive nitrates : + 1 000 F ;
option marges brutes : + 1 000 F ; maintenance et mise à jour : 1 000 F/an).
11
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GÉNÉRALE
deseaux
Illemarimaimaimmit
Les plus aguerris pour appréhender cette nouvelle réalité sont
certainement les fans de jeux vidéo et de films d'animation,
domaines dans lesquels images de synthèse et effets spéciaux
foisonnent. Mais ceci n'est que la face visible de l'iceberg !
On connaît en effet moins ce qui se passe en recherche et quels
sont les autres domaines d'applications. Or le grand Ouest est plutôt
bien doté : l'axe Laval-Rennes-Brest, très dynamique, rassemble des
spécialistes de renommée internationale.
Pour ce qui est de la recherche, les équipes rennaises de l'Institut
de recherche en informatique et systèmes aléatoires (Irisa)
travaillent depuis plus de dix ans sur le sujet et possèdent des
plates-formes d'expérimentation très puissantes.
L'animation en temps réel constitue un des axes de recherche
lié à la réalité virtuelle. En effet, modéliser une ville est devenue
routine pour le groupe IWI, dont le processus de modélisation
automatique est unique au monde, mais se promener dans cette
ville en temps réel, c'est dire choisir son parcours, demande
encore quelques efforts, même si les résultats déjà obtenus sont
spectaculaires. De même pour France Télécom R&D qui s'intéresse
à l'évolution des interactions dans le domaine du service et travaille
sur des concepts innovants, tels que la diffusion d'odeur sur le Web,
et qui s'intéresse, entre autres, à l'animation de visages en temps
réel.
La médecine est un domaine où la réalité virtuelle va apporter
beaucoup : reconstitution en trois dimensions d'organes ou d'os,
répétition de gestes médicaux... C'est ce que vont nous apprendre
les deux spécialistes rencontrés à Brest. La ville de Laval a bien
sûr sa place dans ce dossier, elle qui s'est taillé la réputation de
capitale de la réalité virtuelle.
Et puis, on parlera quand même de jeux. Le musée des Télécoms
de Pleumeur-Bodou possédant des équipements tout à fait
impressionnants.
Enfin, les perspectives qu'offrent ces mondes virtuels n'ont pas
échappé à l'antenne Pays de la Loire-Bretagne de l'association Écrin,
qui favorise les échanges entre recherche et industrie et organise à
ce titre une journée de sensibilisation le 18 octobre prochain à l'irisa.
Attention, vous entrez dans un autre monde... N.B.
La salle de projection
immersive
Plan de travail:
observation interactive
d'un avion.
Pour l'irisa, la recherche
sur le virtuel, c'est du concret !
ue cachent les coulisses
de la réalité virtuelle ?
Quelles sont les recherches
menées, qui intéressentelles
? C'est ce que nous
avons voulu savoir en allant
à l'Institut de recherche en
informatique et systèmes
aléatoires (Irisa), acteur
incontournable dans ce
domaine et qui y consacre
une partie de sa recherche
fondamentale.
Unité mixte de recherche associant
l'université Rennes I, l'Insa
(Institut national des sciences appliquées),
le CNRS et l'Inria (Institut
national de recherche en informatique
et en automatique), l'Irisa
compte aujourd'hui 150 chercheurs
et 115 doctorants, dont une trentaine
travaille sur la réalité virtuelle.
"Le public découvre aujourd'hui la
réalité virtuelle, mais les chercheurs la
côtoient depuis au moins 1985, sous
d'autres noms : synthèse d'images,
infographie, ou encore réalité augmentée",
commence Claude Labit,
directeur de l'Irisa. "Cenvol en terme
d'applications a vraiment eu lieu en
1995-96". Pourquoi ? "Parce que,
après quinze ans de recherche, les travaux
étaient matures, que le réseau
haut débit était disponible, les puissances
de calcul existantes." Ce sont
surtout les équipes nord-américaines
et asiatiques qui, au départ,
se démarquent sur le sujet et les
premiers travaux concement plutôt
les outils périphériques. Puis, la réalité
virtuelle devient plus concrète,
avec l'arrivée en Europe, d'abord en
Allemagne et en Angleterre, puis
en France, des plates-formes expérimentales
permettant de visualiser
le résultat des recherches qui vont
alors se développer sur la partie
logiciels. En 1999, à l'Irisa, c'est l'événement
: l'institut rennais accueille
le premier équipement français
dans le monde académique : Immersia,
la salle de projection immersive
(voir encadré). Un gros investissement
cofinancé par les différents
organismes de recherche (Inria, Insa,
CNRS...) et les collectivités régionales.
L'Irisa devient un partenaire
incontournable, participe à de nombreux
projets et prête ses équipements.
Des industriels séduits
Depuis six mois, l'Irisa est impliqué
dans un projet national RNTL
(Réseau national des technologies
logiciels) de recherche et développement
sur des dispositifs de CAO
(Conception assistée par ordinateur)
interactifs et immersifs, destinés aux
industriels. L'objectif : réduire le
temps et donc le coût de l'industrialisation
des produits à commercialiser,
mais aussi de la formation et de
la maintenance qui y sont associées.
"Ce projet, réalisé en partenariat avec
les plus gros industriels français, permet
de réfléchir en commun à des
solutions sur la modélisation du montage
et du démontage de chaînes de
production, par exemple", souligne
Bruno Amaldi, responsable du projet
RNTL à l'Irisa. "Imaginez le temps
gagné en faisant les essais virtuellement
plutôt que sur des prototypes !"
C'est donc le début de l'ère du
travail coopératif à distance : différents
experts, situés dans des lieux
géographiquement éloignés peuvent
se retrouver autour d'une
même table, virtuelle, pour se
concerter sur le même document.
Ceci est rendu possible grâce à la
plate-forme VTHD (Vraiment très
haut débit), un réseau expérimental
à très haut débit dont les liens
internes peuvent aller de 2,5 Gbit/s
à 10 Gbit/s (à titre de comparaison,
les débits que nous utilisons couramment
sont 1000 à 10000 fois
moins rapides).
Miniaturisation
et interaction
Tout ceci nécessite évidemment
du matériel très volumineux et très
coûteux. Les perspectives à 3-4 ans
visent la démocratisation des systèmes.
"Prenez un industriel de l'automobile,
l'idéal pour lui serait de
-> La projection :
Écran en arc de cylindre de
8,50 m de long, 2,40 m de haut
120 images/seconde,
3 vidéo projecteurs haute
définition et haute fréquence.
-+ Les machines
6 processeurs numériques,
3 cartes graphiques couplées.
pouvoir installer des plates-formes
opérationnelles chez tous ses soustraitants,
voire même chez ses concessionnaires
!", poursuit Bruno
Arnaldi. Et le mode interactif n'en
est qu'à ses débuts : "Les images en
3D, on connaît ! Ce qui va évoluer
maintenant, c'est ce qu'on peut faire
avec et comment on peut interagir
dans cet environnement." Et pour
Claude Labit : "Les produits qui
vont se développer sont ceux qui ont un
impact fort sur notre société, je pense
notamment à tout ce qui touche à l'environnement
et à la prévision des
risques. La réalité virtuelle peut apporter
beaucoup dans le domaine de la
simulation d'accidents, de phénomènes
météorologiques. Et puis la santé est
également un domaine où les applications
sont très prometteuses." n N.B.
Contact 4 Irisa,
Claude Labit, directeur,
Bruno Arnaldi, responsable de projet,
Gérard Paget, chargé de
communication,
tél. 02 99 84 71 00, www.irisa.fr
Les officiers pompiers peuvent s'entraîner
à diriger leurs équipes sur un site
dangereux dans des conditions réelles.
Toujours plus réel !
principe : percevoir l'environnement,
décider d'une réaction puis agir. Qu'il
s'agisse de moutons, de cellules sanguines
ou de pompiers virtuels."
Explosion au port de
commerce de Brest !
resenceenne nvlemanger
atisfac fion
nergiefarie
nergiefaible
bscenceennemi
nviefuir
La carte cognitive floue permet de relier des perceptions à des sentiments, puis
des actions. C'est selon ce schéma préétabli que fonctionne un mouton virtuel.
Les mondes virtuels n'existent qu'a une condition : qu'ils
n'aient plus besoin de nous pour vivre."Jacques Tisseau est
responsable du Laboratoire d'informatique industrielle (112) à
l'Enib"), son équipe de 20 personnes s'intéresse aux mondes
virtuels sous un angle un peu particulier. Avant de s'attacher à
rendre un visuel 3D qui flatte l'oeil, ces chercheurs tentent de
rendre autonomes les entités numériques qu'ils créent.
Devant son écran, un des étudiants
du Laboratoire d'informatique
industrielle de l'Enib pianote
sur son clavier. Jacques Tisseau, responsable
du laboratoire, le supervise
et explique qu'il est en train
de développer un monde virtuel
peuplé de moutons : "Souvent, je
m'aperçois que les gens ont une certaine
idée de la réalité virtuelle. En
effet, le cinéma, la télévision et les
jeux vidéo ont bien intégré les progrès
de l'infographie 3D. Mais il ne s'agit
que d'infographie. L'objectif de nos
recherches n'est pas de reproduire
visuellement la réalité, il s'agirait plutôt
de la reproduire tout court, c'est-àdire
à rendre autonomes les objets et
les personnages qui peuplent ce
monde virtuel." Mais revenons à nos
moutons.
Les émotions des
moutons
L'application est lancée, et c'est
vrai que d'un point de vue esthétique,
on se sent plus près du "Pac
Man" des années 80 que des derniers
films en images de synthèse.
Mais l'important n'est pas là. Ce
petit programme permet de bien
comprendre ce que Jacques Tisseau
entend par "monde virtuel". "Les
moutons sont les points verts, en bleu,
c'est le berger et en jaune, son chien",
qui en ont peur et fuient dans la
direction opposée. Pour faire "vivre"
son mouton, le programmeur doit
donc se mettre à la place de l'animal.
Il doit percevoir des données
importantes : la proximité d'un
ennemi, l'éloignement du troupeau,
un niveau d'énergie bas... Ces perceptions
vont être associées à des
sentiments tels que la peur ou l'envie
de manger. C'est le moment de
la décision. Celle-ci va induire une
action telle que la fuite ou la
recherche active de nourriture.
"Voilà comment nous voyons la
réalité virtuelle. Autonome. Il faut
que les entités qui peuplent ces
mondes nous surprennent. Si
l'homme contrôle tout ce qui l'entoure,
on ne peut plus parler de réalité,
même virtuelle !" Le chercheur
résume le fonctionnement de ces
mondes numériques : "Tous les
objets virtuels sont basés sur le même
Le système qu'utilise l'Enib pour
représenter ces mondes fait appel à
deux outils : Oris qui gère l'autonomie
des entités virtuelles et Arvie
qui permet une bonne représentation
3D. Les applications sont nombreuses
et parfois originales. L'Enib
a réussi à rendre le comportement
d'une veine et des cellules sanguines
qui circulent à l'intérieur. Ces
dernières sont entièrement autonomes
et "vivent leur vie" normalement.
Lorsqu'on incise la veine, les
cellules réagissent comme dans la
réalité et viennent coaguler au
niveau du trou. Les veines virtuelles
se cicatrisent aujourd'hui sans problème.
Une autre application, plus
visuelle celle-là, a été développée
à l'Enib, dans le but de former les
officiers pompiers à diriger leurs
équipes sur un site de stockage de
gaz situé sur le port de commerce à
Brest. Le site a été reproduit virtuellement
à partir d'un plan de masse
et de photographies. Les cuves, les
camions, les tuyaux, les équipes de
pompiers... tout est autonome dans
ce petit monde. Autrement dit, les
cuves réagissent quand on augmente
leur température ou quand
on les perfore, les pompiers virtuels
vérifient en permanence l'état du
site. Au moindre problème (induit
par le programmeur), les équipes
de pompiers réagissent et s'organisent
en utilisant les 25 manoeuvres
de base des pompiers. Cet outil
permet donc aux futurs officiers de
s'entraîner à diriger des interventions
dangereuses sur un site
auquel ils n'ont accès qu'une fois
dans l'année I V.D.
"' École nationale d'ingénieurs de Brest.
Contact —4 Jacques Tisseau,
tisseau@enib.fr - www.enib.fr/Ii2
15
explique l'étudiant. "Dans ce monde
très simple, le chien est programmé
pour contenir les moutons dans une
aire précise. Les moutons errent au gré
de leur faim, de leurs envies et de leur
instinct grégaire. Pour chacun d'entre
eux, nous avons défini une «carte
cognitive floue» qui n'est rien d'autre
que le mode d'emploi du mouton."
Percevoir - Décider - Agir
C'est grâce à cette carte que le
mouton a un comportement autonome
et réaliste. Sur l'écran, le
chien court après les points verts
Les prototypes de diffuseurs d'odeur • Les tours d'olfacom (AC2i) sont à usage
semi-collectif et pour des postes fixes (usage Web). Des études sont en cours
pour leur miniaturisation. • Les diffuseurs individuels portables (que l'on se met
autour du cou) ont été développés par Ruetz.
OIfArtinn Qt navigation intuitive par l'image
Les nouveaux modes d'interactions
maginez un monde où
vous n'utiliseriez plus ni
boutons ni intermédiaires
pour commander tel ou tel
appareil, mais où un seul
geste de la main exaucerait
votre désir. Un monde sur
mesure, où la communication
laisserait la part belle à
l'intuition et où vous vous
laisseriez guider par le bout
du nez... par des senteurs. Ce
monde existe dans le studio
créatif de France Télécom
R&D, et ce monde, c'est
demain !
Un artiste imagine un voyage au
coeur de l'image. Les ingénieurs
créent ensuite un programme grâce
auquel il devient possible, armé
d'un joystick, de "creuser" dans
l'image pour se rapprocher d'une
texture, d'un élément, d'une
ambiance... Et, pendant que l'on se
déplace à l'intuition, l'ordinateur
enregistre nos déplacements et nos
préférences pour nous proposer
une liste de sites Web en rapport
avec nos goûts. Si le produit est
encore loin d'être finalisé, le
concept de navigation intuitive par
l'image prend du sens et pourrait
trouver rapidement des applications
dans le domaine du tourisme,
avec la conception de voyages sur
mesure.
service. "Le studio créatif n'a pas
vocation à faire du développement
technique", souligne Bemard Marquet,
responsable de l'unité de
R&D, "mais de faire de la prospection
de services en utilisant des compétences
très diverses." Sa stratégie :
anticiper les besoins, partir d'idées
folles pour qu'au final, le produit se
rapproche le plus possible du rêve
du client. "Quand on a commencé à
parler de diffusion d'odeurs sur Internet,
on nous a rigolé au nez", commente,
sans mauvais jeu de mot,
Sylvie Courcelle Labrousse, responsable
du projet Web parfumé, "il a
fallu travailler dur sur les prototypes
pour montrer la faisabilité du projet."
C'est bien là la deuxième phase de
travail du studio : une fois le nouveau
concept trouvé, il faut arriver
à donner corps aux idées, à
les scénariser
avant
que la
technique ne permette de les
rendre accessibles au public, pour
que le projet avance. Concernant le
Web parfumé, deux illustrations de
service ont vu le jour. Nous voici partis
pour une navigation (fictive)
durant laquelle nos narines sont sollicitées
: France Télécom a par
exemple choisi, pour l'occasion,
d'associer à sa marque une très
agréable odeur de pamplemousse.
L'idée étant qu'une senteur peut
faire partie de la signature d'une
entreprise, au même titre qu'un logo
ou qu'un air de musique. Étape suivante
: un parfumeur nous propose
de sentir trois essences de base
(rose, cédrat, violette), puis de les
associer pour créer un parfum. Vient
le tour d'une jardinerie où l'on peut
sentir des fleurs, humer les arômes
des fruits... Enfin, la dernière nouveauté
de cette marque de
vêtement pour , enfant est
de parfumer ses tee-shirts. À vous
de choisir entre l'odeur d'herbe
coupée de la collection de printemps
et le parfum de cannelle de la
collection d'automne... Le deuxième
concept est axé sur la télévision : Olfi
anticipe la première chaîne interactive
odorante. Ainsi, les odeurs se
succèdent au fil des programmes :
foin séché pendant la météo, vanille
accompagnant une publicité pour un
dessert... Ces prototypes fonctionnent
depuis bientôt un an. France
Télécom a prouvé la faisabilité technique
; des travaux sont d'ailleurs en
cours sur la miniaturisation des diffuseurs,
et la phase de commercialisation
se dessine aux horizons
2002-2003.
Autre interface de navigation intuitive
par l'image. Après avoir choisi une
photo, qui s'affiche au centre de
l'écran, d'autres images ayant les
mêmes connotations sont proposées
autour, et le voyage continue.
Si la diffusion d'odeurs est bien
partie pour prendre sa place sur le
Net, la communication par l'image
continue de se développer en chassant
le texte. Dans ce domaine
France Télécom R&D travaille à
l'amélioration de l'animation de
visages, ce qui comprend la synthèse
vocale, l'animation faciale
donnant le rendu d'expressions, de
mimiques, voire, d'émotions. Le
but : obtenir, en temps réel, la
même qualité de définition que
dans les films d'animation (où là,
tout est préenregistré), pour nous
créer des cybercompagnons touurs
plus vivants ! n N.B.
Contact —> Bernard Marquet,
Responsable de l'unité de R&D
de France Télécom R&D,
tél. 02 99 12 45 52,
Bernard.marquet@francetelecom.com
Voyage au coeur de l'image.
Cet exemple illustre parfaitement
la façon de travailler
des douze personnes du studio
créatif de France Télécom
R&D. Entourées de sociologues,
d'artistes, impliquant dès le début
le futur utilisateur, faisant appel à
des techniques de créativité marketing,
elles observent, imaginent et
réalisent de nouveaux concepts
16 d'interactions dans le domaine du
Yves Pazat artiste, Bernard Marquet, responsable de l'unité de R&D,
Sylvie Jumpertz, Jean-Louis Renoullin et Sylvie Courcelle Labrousse, membres
de l'équipe du studio créatif.
Le logiciel va,
dans un premier temps,
traiter l'Arc de Triomphe
comme n'importe
quel autre bâtiment:
il le représentera
comme un building
avec des portes et des
fenêtres. Ce monument
caractéristique ne
pouvant être inexact
dans sa représentation,
il oblige à une
modélisation à la main
pour qu'apparaisse à
l'image, les traits exacts
de l'Arc.
a société IVT (International Virtual Tour), spécialisée dans
les systèmes virtuels 3D, a mis au point un procédé unique
au monde pour la fabrication d'environnements virtuels
urbains. Plus besoin de dessiner puis de numériser chaque
bâtiment, un logiciel les reconstitue automatiquement en
relief d'après des données IGN"' et le cadastre de la ville.
Comment modéliser une ville
en un temps record
Jusqu'à présent, la méthode pour
représenter sur ordinateur une ville
dans ses trois dimensions consistait
à dessiner manuellement chaque
élément apparaissant à l'écran
avant de l'intégrer à l'environnement
numérique. Longue et fastidieuse,
cette technique ne permet d'obtenir
qu'un décor de théâtre dont seule
la partie numérisée des édifices est
visible. Le procédé utilisé par la
société IVT (basée à Cesson-Sévigné,
près de Rennes), spécialisée
dans les systèmes virtuels 3D
urbains, permet de modéliser rapidement
l'espace géographique sans
avoir un recours massif au dessin.
Il consiste à rassembler des informations
de provenances diverses afin
de constituer une vaste base de
données sur la ville à modéliser
(localisation de chaque édifice,
dimensions, topographie de la
zone...). À partir de ces données chiffrées,
un logiciel nommé "Fast Builder"
va construire automatiquement
un fond de carte sur lequel tous les
bâtiments sont positionnés avec une
marge d'erreur de 50 cm. En fonction
de leur position et de leur date de
construction, il va appliquer sur les
édifices nus une texture (mur en
briques, torchis, façade en béton
percée de fenêtres...) qui leur donnera
leur aspect tridimensionnel.
Pas une image,
mais une représentation
de la ville
"Lorsque l'on montre la silhouette
générale de sa ville à un habitant, il
la reconnaît au premier coup d'oeil !",
explique Olaf Malgras, responsable
du développement de IVT "Mais il
est vrai que s'il se met à chercher sa
maison, il ne lui trouvera sans doute
pas le bon nombre de fenêtres..." En
effet, le procédé ne produit aucunement
une image, mais une représentation
de la ville d'après les données
de la base. De ce fait, les graphistes
doivent tout de même intervenir
pour effectuer des retouches finales,
mais sur certains bâtiments et monuments
d'importance visuelle majeure
seulement. "La modélisation du gros
de la ville est rapide !", explique Paul
Delorme, président directeur de IWI,
la société mère de 1VT. "C'est la création
de bâtiments particuliers qui
prend le plus de temps." Par exemple,
il a fallu deux jours pour modéliser
les 35000 bâtiments de la ville de
Rennes, et plusieurs mois pour traiter
manuellement les 60 bâtiments
particuliers...
Ce qui fait la force de cette technique
n'est donc pas sa précision
mais bien sa rapidité. Paul Delorme
raconte. "Une équipe américaine
travaille depuis un certain temps à
la modélisation d'une ville en dessinant
chaque bâtiment... La tâche est
colossale et au vu du résultat, on se
demande si le jeu en vaut la chandelle
étant donné que ce que l'on
obtiendrait grâce à Fast Builder y
ressemblerait beaucoup..."
L'enrichissement à l'infini
Contrairement aux techniques
traditionnelles de modélisation,
l'image n'est plus une matière première
figée, mais seulement la
représentation du contenu d'une
base de données que l'on peut enrichir
à l'infini, les seules limites étant
celles de la capacité de stockage
des informations. Ainsi sur la modélisation
de la ville, on peut faire
apparaître ce que l'on souhaite :
données statistiques, textes historiques,
vues panoramiques sur des
monuments caractéristiques... De
plus, la possibilité de remettre en
un instant des données à jour sans
avoir à effectuer de nouveaux dessins
est particulièrement bien adaptée
aux grandes villes qui changent
rapidement d'aspect ; et puisque
tout se fait de façon automatique,
les coûts de réalisation sont faibles.
La société IWI travaille actuellement
avec la ville de Rennes à l'élaboration
d'un CD-Rom contenant
une modélisation de la ville, qui
accompagnera la prochaine édition
du guide "Vivre à Rennes" dont la
sortie est prévue fin 2001. Les plus
impatients peuvent dès maintenant
aller visiter en temps réel la capitale
régionale à l'Institut de l'urbanisme.
Autre gros projet : le réseau
à haut débit "Mégalis" sur lequel on
pourra bientôt parcourir virtuellement
les chemins de randonnées
des Côtes-d'Armor, modélisés grâce
à ce procédé qui intéresse de plus
en plus de villes, bien réelles
celles-là. n E.L.
"' Institut géographique national.
Contact -0 Paul Delorme,
tél. 02 99 83 47 47.
17
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Étape de modélisation du scaphoïde,
os de la main.
18
Calcul informatique permettant
de reconstituer le volume exact de l'os.
Superposition
des images en coupe.
Médecine et mondes partagés
Une des difficultés quand on est étudiant en médecine, c'est de pouvoir
répéter les gestes techniques élémentaires. Les livres et l'apprentissage
"sur le terrain" sont bien souvent les seules méthodes pour acquérir ces
savoir-faire indispensables.
L'ENST Bretagne développe le projet "Simulation et modélisation en
environnement partagé" dans le cadre du programme international
Ecos-Nord. Il s'agit pour ces chercheurs, de développer une interface
multiplate-forme, permettant aux médecins de "se faire la main" sur un
patient virtuel. Ainsi, le projet permet à plusieurs utilisateurs (des
étudiants) de travailler les gestes de l'échographie dans un monde virtuel.
Un enseignant (bien réel lui !) a la possibilité, à partir de son poste, de
"rentrer" dans l'espace de chaque étudiant et de le corriger si besoin.
Pour encore, des limites existent, notamment au niveau des retours de
force. En effet, la sonde de l'échographe ne renvoie pas les mêmes
informations selon la force avec laquelle on l'appuie sur le patient. a
émur, cotyle, complexe péritalien, prono supination...
À l'entendre parler, on pourrait croire que Valérie Burdin
est médecin. Enseignant-chercheur à l'ENST" Bretagne, depuis
le début de sa thèse en 1988, elle développe des techniques
de modélisation des os en 3D. IRM et scanner lui sont donc
aussi familiers que les algorithmes permettant de recréer un
squelette ou les mouvements des articulations. Petite visite à
l'intérieur du corps humain.
Imagerie médicale
Numériser le vivant
En 1895, les premières radiographies
révolutionnaient la médecine
en offrant la possibilité de "voir l'invisible".
En l'occurrence, les os. Un
siècle plus tard, l'alliance orthopédistes-
informaticiens se révèle très
fructueuse. Il est désormais possible
de traiter les données obtenues à
partir d'un scanner à rayons X ou
d'une IRM, et de reconstituer le
mouvement d'une articulation dans
l'espace. Röntgen, père de la radiographie,
aurait sûrement apprécié !
Qu'est-ce qui se passe
"dedans" ?
En médecine, l'intérêt des
mondes virtuels est bien là : rendre
visible ce que l'ceil ne peut voir.
Mais pour que le virtuel s'approche
au mieux de la nature, il faut avoir
de bonnes bases, c'est-à-dire des
données brutes de qualité. Valérie
Burdin est enseignant-chercheur au
Latimt", ses travaux ont pour but de
modéliser les os et de les mettre en
mouvement. Le problème des données
brutes, elle connaît bien :
"Aujourd'hui, nous partons de clichés
d'IRM ou de radiographies. Mais
nous disposons de très peu de créneaux
pour utiliser l'IRM, par exemple. La
machine est destinée principalement
aux médecins et à leurs patients. De
plus, les données que nous fournit
l'IRM ne sont pas forcément les
meilleures."
En effet, l'IRM n'est pas la
méthode idéale pour visualiser les
os : la résonance magnétique permet
une bonne représentation des structures
riches en hydrogène. Autrement
dit, seules les parties du corps
riches en eau, comme le cerveau,
sont bien rendues. Une autre solution
est d'utiliser le scanner pour
radiographier les sujets, mais là
encore des limites existent. D'une
part, les sujets servant de "modèles"
sont exposés à de nombreuses ionisations,
d'autre part, le matériel
demande à être poussé dans ses
limites techniques, ce qui n'est pas
toujours autorisé !
Du réel au virtuel
Les os des patients sont donc
observés sous plusieurs angles,
dans des positions différentes. Les
images obtenues, qui sont en fait
des "coupes", sont alors superposées
pour reformer un volume
et ainsi passer de la 2D à la 3D.
Un traitement informatique permet
ensuite de reconstituer un véritable
os virtuel !
"Mieux que Walt Disney !"
La grande force de ces os virtuels
est qu'ils peuvent recréer le mouvement
au niveau des articulations.
Ainsi, on arrive à voir ce qui se passe
à l'intérieur du corps quand il bouge.
"Depuis longtemps, nous sommes
habitués à voir des personnages de
synthèse évoluer dans les jeux vidéo,
à la télévision ou au cinéma", fait
remarquer la chercheur. "Les techniques
sont très bien rodées : la plupart
du temps ce sont des capteurs
externes qui sont utilisés. En les plaçant
judicieusement sur un comédien,
on arrive à recalculer un mouvement.
À ce niveau, s'il y a des aberrations
sur l'avatar virtuel (un bras qui rentre
dans l'épaule, par exemple), il est toujours
possible de bricoler l'animation
plus tard. Pour nous c'est totalement
différent, nous cherchons à voir exactement
comment bougent les os les uns
par rapport aux autres. Impossible de
mettre des capteurs dans une articulation
!" Dans quelques années, il sera
possible d'obtenir les mêmes résultats
avec les muscles. L'Homme virtuel
est en marche... n V.D.
"' École nationale supérieure des télécommunications de
Bretagne.
'' Laboratoire de traitement de l'information médicale.
Contact -► Valérie Burdin,
ENST Bretagne, Latim,
ZI Kernevent,
Valérie.burdin@enst-bretagne.fr
Le virtuel entre au musée des Télécoms
Les visiteurs, qui se sont pressés cet été dans le musée des
Télécoms de Pleumeur-Bodou (22), ont eu le plaisir de
découvrir et tester une série d'animations faisant appel à la
réalité virtuelle. Visite guidée.
Chef du département animation
du musée, Pierre-Yves Paranthoën
ne cache pas sa satisfaction : "L'espace
virtuel a fonctionné en continu
tout l'été, et n'a jamais désempli !" Il
est vrai que les activités proposées
sont tout à fait remarquables... La
plus spectaculaire est certainement
l'espace jeux. "Nous voulions disposer,
depuis longtemps, d'une telle animation.
Mais nous nous heurtions à
deux problèmes. Le premier était de
ne pas refaire ce qui existe déjà un
peu partout, et nous ne voulions pas
d'un système nécessitant l'emploi de
casques, gants et câbles..." La
réponse est venue de Toronto au
Canada, avec la société Vivid et son
système "VGC Mandala" à commande
de gestes. Un système
actuellement unique en France.
Les joueurs se placent devant un
écran de couleur verte, uniformément
éclairé et sont filmés par deux
caméras vidéo. Ce sont donc les
caméras, et elles seules, qui rendent
compte de chaque geste ou
position du joueur et donc du
volume que celui-ci occupe dans
l'espace. Ces informations sont
transmises en temps réel à l'ordinateur
qui met le joueur en scène : il
calcule, par exemple, que plus le
joueur est accroupi, plus la vitesse
du snow-board doit être grande. La
réponse est si rapide, que l'on a
réellement la sensation d'être passé
de l'autre côté de l'écran ! Le reste
de la mise en scène est plus classique
: les pixels verts du fond sont
éliminés, exactement comme ce qui
se fait à la TV pour la présentation
de la météo et sont remplacés par
des images virtuelles. Pour le
joueur, la surprise est totale. Il se
retrouve face à sa propre image, en
train de dévaler une piste enneigée.
Et quand la fatigue se fait sentir, il
peut changer d'activité, simplement
en levant le bras, et choisir un autre
jeu : une partie de volley sur la
plage, ou une chevauchée de luge
spatiale avec laquelle il va aller
détruire les météorites qui menacent
la planète. Vivid a d'ores et
déjà développé une quinzaine de
titres, mais, pour superbe que soit
cette machine, ce n'est pas demain
que l'on pourra la trouver dans nos
salons... Elle coûte en effet un peu
moins de 700000 F (soit 100000 €).
Mais dans le musée des Télécoms,
le voyage virtuel continue.
Tout d'abord, avec "Sagarah", une
visite virtuelle en 3 dimensions de
la célèbre et magnifique cité égyptienne.
Développé par EDF, ce logiciel
ne permet qu'une visite
"statique". C'est-à-dire, que le spectateur,
ayant chaussé cette fois des
lunettes, ne peut pas intervenir en
choisissant, par exemple, de regarder
de tel ou tel côté. EDF a beaucoup
investi ces dernières années
dans ces images 3D, ce qui lui a
notamment permis de réaliser un
film exceptionnel sur la grotte Cosquer
(grotte sous-marine des
calanques de Cassis, riche en peintures
rupestres).
Autre innovation, le système
"Ville virtuelle 3D", qui permet de
se promener, via Internet, sur les
Champs-Élysées et de pénétrer
dans certaines boutiques (France
Télécom, 3 Suisses...). Ce système
préfigure le commerce virtuel de
demain. Grâce à un système de
rotation à 380° -développé par la
société Com Média de Lannion, ce
système consiste à réaliser des
séries de photographies dans un
local réel, selon des angles bien
précis, puis à les "composites' informatiquement-,
le visiteur peut se
promener dans les magasins, cliquer
sur l'objet de son choix, obtenir
tous les renseignements (prix,
caractéristiques...) et même commander
et payer l'article choisi.
Dans certaines boutiques, il est
même possible de converser en
direct avec le vendeur !
Enfin, le public peut s'initier à un
jeu en réseau, toujours via Internet,
de course de voitures. Il ne s'agit
pas ici d'aller vite, mais de réaliser
un certain nombre d'épreuves, de
parcours... Grâce à un casque et à un
micro, les joueurs peuvent communiquer
entre eux, et élaborer ainsi la
meilleure stratégie. Cette technologie
préfigure ce que pourront être
les jeux de demain. n I.F.C.
Contact —4 Pierre-Yves Paranthoën,
site Cosmopolis,
22560 Pleumeur-Bodou,
tél. 02 96 46 61 48,
mustel.pp@leradome.com 19
Capitale du virtue
La ville de Laval est en passe de réussir un pari lancé en
1996 : devenir la capitale européenne de la réalité
virtuelle. Récit d'un parcours exemplaire avec Guy Le Bras le
directeur de Laval Mayenne technopole.
Sciences Ouest : Laval est
en passe de devenir le pôle
européen de la réalité virtuelle.
Comment en est-elle arrivée là ?
Guy Le Bras : Tout commence en
1996, lorsque François Daubert,
ministre de la Recherche, s'est interrogé
sur les développements technologiques
de la ville. À l'époque,
on ne parlait que de l'Intemet. Mais
nous nous sommes dit que le train
était déjà sur les rails et particulièrement
bondé... M. Daubert a alors
multiplié les contacts avec des chercheurs
du monde entier et est arrivé
à la conclusion que l'étape suivante,
après l'Intemet, c'était la réalité virtuelle.
5.0.: Mais on ne devient
pas un pôle international
simplement parce qu'on l'a
décidé ?
G.L.B.: Certainement pas. Les
choses se sont faites par étapes. La
première a été de créer un événement
original et unique : Laval Virtual.
Une exposition de tout ce qui
se fait dans le domaine de la réalité
virtuelle, tant pour les industriels,
que pour les universitaires ou le
grand public. Dès sa première édition,
en 1999, cela a été un véritable
succès puisque nous avons accueilli
près de 7000 visiteurs ! Un événement
de cette ampleur : c'est formidable,
mais ça ne dure que trois
jours par an. Il nous fallait maintenant
faire venir les entreprises à
20 Laval. C'est ainsi que nous avons
créé le ' Reality Centre Ingenerium".
Il s'agit d'un centre, équipé d'un
supercalculateur, relié à un écran de
douze mètres sur quatre, qui permet
aux industriels de travailler avec un
outil généralement réservé à
quelques grandes multinationales.
Cet ensemble permet, par exemple,
de travailler sur une machine très
complexe, dont on peut voir toutes
les pièces en 3D, en grandeur
réelle... Avec un tel système, Renault
a supprimé près de 90% des prototypes
qu'il devait préalablement
construire ! C'est un gain de temps
et d'argent formidable pour les
entreprises. Depuis, nous avons
ajouté le "Sas Cube", un système
"cave" immersif. Il s'agit en fait d'un
caisson cubique démontable et
transportable, de trois mètres de
côté, que l'on peut brancher sur une
plate-forme PC. L'ensemble a coûté
environ 10 MF et est sis dans une
ancienne usine du centre-ville.
5.0. : Quelle a été la réponse
des entreprises ?
G.L.B. : Et bien, aujourd'hui nous
comptons 25 start-up, 150 emplois,
un incubateur d'entreprise. Et, avec
les arrivées annoncées, ces chiffres
devraient être multipliés par deux
cette année .
5.0.: Quel(s) type(s)
d'entreprise(s) est (sont) visé(s) ?
G.L.B. : Je dirais qu'il y a trois
domaines principaux. Tout d'abord,
la CAO mécanique : comme je
vous le disais tout à l'heure, c'est
un formidable gain de temps et
d'argent que de pouvoir disposer
d'une machine (voiture, avion, train,
moteur...) en 3D, pour tester l'ergonomie,
la faisabilité, repérer les économies
réalisables, les meilleurs
câblages... Il y a ensuite tout ce qui
concerne l'urbanisme. C'est une
aide à la conception pour les architectes,
une aide à la décision pour
les politiques et une aide à la
compréhension du projet, pour le
public. Nous en avons fait la
démonstration pour la construction
du palais de justice de Laval. Enfin,
nous avons là un formidable outil
pour le domaine ludique et les
parcs à thème.
5.0.: N'avez-vous pas un projet
dans ce sens?
G.L.B.: Oui. Nous voulons créer un
parc à thème qui devrait voir le jour
en 2004. Nous y trouverons notamment
l'une des applications qui a
sans doute le plus d'avenir : la réalité
augmentée. Il s'agit, par le biais
de lunettes, de surimprimer une
image virtuelle aux images réelles.
Nous pouvons ainsi transformer un
bloc de béton en palais, en saloon
de westem ou en boutique ! La réalité
augmentée a de très nombreuses
applications industrielles.
Par exemple, nous pouvons imaginer
de voir ainsi résolu le problème
de la maintenance des avions : le
technicien n'aura plus à comparer
sans arrêt son travail avec de
longues et fastidieuses check-list. Il
lui suffira de comparer l'image virtuelle
à ce qu'il a sous les yeux, pour
savoir tout le temps ce qu'il a à faire.
Pour le parc, nous travaillons à une
visite du Mont-Saint-Michel dans
ses différentes transformations, du
X` au XXI' siècle.
5.0. : Quels sont les autres
domaines d'application de
la réalité virtuelle ?
G.L.B.: Je ne vois pas une seule profession
qui ne puisse avoir besoin
un jour de la réalité virtuelle. Par
exemple, la collecte des impôts : et
bien la réalité virtuelle pourrait être
une aide formidable dans la modélisation
des divisions cadastrales. Les
applications dans le médical sont
infinies, dans le domaine artistique,
on peut imaginer des musées virtuels,
qui permettront aux visiteurs
de toucher et bouger les objets.
Que dire des possibilités d'entraînement
pour les sportifs...
5.0.: Et quelles sont les pistes
de recherche actuelles ?
G.L.B. : Il y a la réalité augmentée,
dont j'ai déjà parlé ; l'association
des cinq sens avec notamment la
maîtrise des odeurs ; et puis le
"retour d'effort", c'est-à-dire que la
machine répond aux mouvements
de l'expérimentateur. En fait, la
technologie est mûre pour tout cela,
reste à la faire passer dans le grand
public. n J.F.C.
Contact —> Guy Le Bras,
Laval Mayenne Technopole,
6, rue Léonard de Vinci,
BP 0102, 53001 Laval Cedex,
tél. 02 43 49 75 01,
Iebras@laval-technopole.fr
www.laval-technopole.fr
Ai APIANRML nttuviapis.u-strasbp.tr/vrml/specifications/
Les informations 111 par Thmm BLANDEThuo://aniao-,rasbr.fh'nn11
VRML
Quoi de neuf?
Pour les fidèles du sue b-. , r.u.cs ajour dens ce sapai..
Le langage de modélisation de la réalité virtuelle
LIT1RN
mustr ssummin au ri ►mr
La 3D sur Pharaon
Ouest ce quetRML
FAAs
RourvnaNés d. see
produe6onsAPIR
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navel000ements'
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YY~r'til-~~
Apprendre VRML
pahNei
-►http://wvvw.laval-virtual.org/
nn~~ nn Ihir 0nw01114
Welcome to the tourin international virtual reality exhibition
OrA
May 28`h
June 2nd 2002
Le site de ce grand rendez-vous annuel de la réalité virtuelle.
Un site très complet sur le VRML, le langage de modélisation de
la réalité virtuelle. Informations techniques, nouveautés, manifestations,
trucs et astuces pour ceux qui veulent apprendre et
nombreux liens répertoriés par l'auteur du site.
a
RENNES
De Conda e à Rennes
QUELQUES SITES
2000 ans d'histoire dans la cité rennaise
4http://wwvv.automates-intelligents.com
Revue en ligne de vulgarisation
scientifique qui recense toutes les
découvertes liées à l'intelligence artiff
la robotique et la réalité virtuelle.
Mais son auteur, Jean-Paul Baquiast, va plus loin : son but,
à travers ce site, est d'organiser le dialogue au sein de la communauté
des chercheurs, mais aussi avec les profanes.
Un site très riche et, comme son nom l'indique : intelligent !
+rJ2~t
~r 4!!I ~ ~
RtS
De Condate à Rennes
2 000 ans d'histoire de la cité rennaise
Vous voulez voir à quoi ressemblait votre quartier au siècle dernier
? Qu'y avait-il à la place de la gare ? Où serpentait la Vilaine
avant qu'on ne la canalise ? Ce CD-Rom vous donnera toutes ces
réponses en vous les montrant ! Il retrace l'histoire de la ville à
travers ses bâtiments, ses personnages et aussi des textes rédigés
par des historiens. Les images virtuelles en 3D sont le secret
du travail de modélisation du groupe IWI.
Sorti en mai 2001, 2000 exemplaires du CD-Rom ont déjà été
vendus.
199 F, en vente à Rennes en librairie, à l'office du tourisme et au
centre d'informations sur l'urbanisme.
Association Écrin
L'antenne régionale Pays de la Loire
- Bretagne d'Écrin organise une journée
de sensibilisation sur la réalité
virtuelle : outils et opportunités, le 18 octobre prochain à l'Irisa.
Écrin regroupe plus de 150 entreprises et plus de 30 organismes
publics de recherche, établissements d'enseignement supérieur
et pôles technologiques. Son objectif : créer et faciliter en amont
le rapprochement entre la recherche et les entreprises pour le
développement de l'innovation.
-,Contact: Jean-Charles Abbé, tél. 02 51 12 45 16,
www.ecrin.asso.fr
Tarif normal
2 ANS
1 AN
(360 F au lieu de 4461*) soit 4 numéros gratuits
(200 F au lieu de 22011 soit I numéro gratuit
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à : Espace des sciences, 6, place des Colombes, 35000 Rennes.
o
~
22
À la découverte
d'un nouveau continent
eEurope
Décembre 1999: la Commission lance eEurope afin de permettre à
tous les Européens de bénéficier pleinement de la société de l'information
• Le plan d'action 2002 est adopté par les chefs d'État et de
gouvernements à Feira (Portugal) en juin.
Objectif 1 : Un Internet moins cher, plus rapide et plus sûr :
Permettre à chaque individu, chaque foyer, chaque école, chaque
entreprise et chaque administration d'utiliser Internet et les nouvelles
technologies numériques • Un accès moins cher et plus rapide à
l'Internet : Libéralisation des télécommunications dans l'UE en 1998,
dégroupage de la boucle locale depuis le ln janvier 2001..., la concurrence
entraînera une diminution des tarifs d'accès, stimulera le marché
de l'intemet rapide • Un accès Internet rapide pour les chercheurs et
les étudiants : Le programme 1ST (Information Society and Technology
- programme de recherche et d'innovation sur les technologies de l'information)
finance (80 millions d'€) le projet Géant, qui vise notamment
à augmenter la capacité de transmission de l'infrastructure de
communication transeuropéenne reliant les réseaux nationaux de
recherche • Sécurité des réseaux et des cartes à puce : Reconnaissance
mutuelle des signatures électroniques, commerce des produits
de chiffrement libre entre pays de l'UE et facilité avec ses principaux
partenaires commerciaux. L'usage des cartes à puce, notamment pour
l'accès aux réseaux, aux services de santé, au paiement en ligne, à la
télévision à péage, va être encouragé.
Objectif 2 : Investir dans les hommes et les compétences : Veiller à ce
qu'Intemet et les nouvelles technologies favorisent l'intégration sociale
de l'ensemble des citoyens, en particulier les plus fragilisés • Faire
entrer la jeunesse européenne dans l'ère numérique • Travailler dans
l'économie de la connaissance : Toute personne doit acquérir les compétences
de base pour tirer pleinement profit des nouveaux outils
numériques. Les écoles doivent être suffisamment équipées, les enseignants
formés (eLeaming) • Participation de tous à l'économie de la
connaissance : Éviter un accroissement des inégalités et l'apparition
de nouvelles formes d'exclusion (fossé numérique) : multiplication des
points d'accès à Internet, notamment dans les quartiers ou zones défavorisés,
développement de technologies plus conviviales dans le cadre
du programme 1ST.
Objectif 3 : Stimuler l'utilisation d'Internet : S'assurer que l'Europe
exploite à fond le potentiel d'intemet et des technologies numériques
afin de favoriser une croissance soutenue et durable • Accélérer le
commerce électronique en levant tous les obstacles à la fourniture
de services électroniques transfrontaliers, grâce à l'achèvement du marché
intérieur pour le commerce électronique. Mise en place de règles
communes indispensables dans des domaines essentiels : protection
des données, lutte contre les contenus illégaux, droit d'auteur, responsabilité
juridique, fiscalité... complétée par des mécanismes d'autorégulation
des entreprises (codes de bonne conduite, règlement de
différends en ligne). Enfin, le plan d'action prévoit la création d'un nom
de domaine "eu" • Pouvoirs publics en ligne : accès électronique aux
services publics : Permettre aux citoyens d'accéder aux principaux services
de base (données publiques en ligne : administratives, juridiques,
culturelles...) et faciliter les relations avec les citoyens et les
pouvoirs publics (amélioration de la qualité et convivialité des services
fournis) • La santé en ligne : Encourager la mise en place d'un système
de santé intégré connectant hôpitaux, laboratoires, pharmacies, centres
de soins et maisons de retraite, définition de standards communs en
matière d'outils électroniques pour la santé (cartes de santé, réseaux
d'information) et développement d'outils technologiques pour la prévention
et le traitement des maladies • Contenu numérique pour les
réseaux mondiaux : Élaborer des contenus électroniques européens
pour Internet. Le programme eContent visera notamment à favoriser
l'exploitation de l'information du secteur public, à développer des
contenus multilingues et à stimuler le marché des contenus numériques
• Systèmes de transports intelligents développés par les technologies
numériques : gestion du trafic routier ou aérien, information
routière en temps réel, suivi de véhicules ou de bateaux par satellite
(Galiléo). Les enjeux sont fondamentaux : sécurité, confort, lutte contre
la pollution et réduction de l'usage des hydrocarbures.
Euro Info Centre Bretagne :
tél. 02 99 25 41 57, eic@bretagne.cci.fr
L SCIENCES OUEST 181/OCTOBRE 2001 J
p 0(3tU OP NE
13 Rendu
Le calcul du
rendu consiste
à capturer une à une les prises de
vue 2D de la séquence à partir de la
scène 3D, grâce à des caméras
virtuelles, après avoir défini le cadrage,
le zoom, le mouvement de caméra,
les positions des sources lumineuses...
5 Compositing
C'est l'assemblage des images
de différentes sources composant
la séquence finale : décors réels ou
virtuels, acteurs ou personnages 3D
en mouvement "incrustés" dans
les décors, effets spéciaux.
© Placage
de textures
(mapping)
Il reste à "habiller"
le modèle 3D : peau, cheveux,
vêtements, écailles, pierres ou toit de
tuiles... sont autant de textures que l'on
applique au personnage ou à l'édifice
pour lui donner son apparence finale.
Comment ça marche?
SCIENCES OUEST 18 OCTOBRE 2001
Les images de synthèse
et le cinéma
ous une pluie battante, le Tyranosaurus Rex
sort de la jungle et s'approche de la voiture où
sont enfermés les deux enfants... Cette scène célèbre du film
Jurassic Park (1993) illustre les nouvelles possibilités offertes
au cinéma par l'avènement des images de synthèse.
Comme leur nom l'indique, les ou disparus (dinosaures, extraimages
de synthèse sont "synthéti- terrestres, villes du passé ou futusées"
par un ordinateur. Les images ristes...) et pour réaliser des effets
2D (à deux dimensions, plates) spéciaux (explosions...).
constituent les analogues virtuels En outre, en 1995
d'un dessin (fixe ou animé) ou d'une sort le premier film
photographie : des vues différentes d'animation réalisé
d'un personnage ou d'une scène entièrement en images
doivent être chacune redessinées. de synthèse : Toy Story, coproduit
Quant aux "images 3D" (à trois par Disney et Pixar.
dimensions), il s'agit plutôt d'objets
et personnages 3D ou de scènes 3D Le "making of"
n'existant que dans l'ordinateur. On
peut tourner virtuellement autour de Les images 2D sont dessinées
l'objet 3D, on peut voir une même directement à l'ordinateur, ou sont
scène 3D sous différents angles : issues de photographies retratous
les mouvements, toutes les vaillées. Elles servent
"prises de vues" sont possibles. surtout aux décors,
appelés "matte pain-
L'image de synthèse tings". La fabrication des
envahit les salles images 3D nécessite en
obscures revanche de multiples étapes dont
voici les principales : la modélisa-
Le cinéma utilise les images de tion 3D, le skinning et l'animation,
synthèse pour créer des person- le placage de texture (mapping), le
nages ou des décors imaginaires rendu et le compositing. n
N.B.: Les images illustrant cet
article n'ont pas été générées
par un logiciel 3D.
0 Modélisation 3D
Le personnage est modélisé en 3D
ex nihilo sous forme de réseaux de courbes
mathématiques (appelées "nurbs") ou
d'assemblage de polygones, qui forment
la surface externe du personnage.
Autre solution : le modèle 3D
~•~ naît sous forme d'une
sculpture bien réelle !
scan 3D à l'aide d'un laser,
ce qui permet de transférer
logiciel, où elle est modélisée par
des nurbs ou des polygones.
l'image en trois dimensions vers le
On réalise ensuite un
© Skinning et animation
Le modèle 3D est transformé
en "squelette" comportant les
points essentiels (articulations), que
l'animateur met en mouvement
avec l'aide d'un logiciel.
Pour obtenir des mouvements ou des
expressions de visage plus réalistes, on peut
utiliser une technique appelée "capture de mouvement" :
un comédien muni de capteurs effectue des
mouvements qui sont transmis au personnage 3D.
Article réalisé en collaboration avec Isabelle Masson, Centre de vulgarisation de la connaissance, université Paris-Sud Xl. 23
Remerciements à Nicolas Aithadi, infographiste 3D.
19 et 20 octobre/
Les journées
régionales de la
création d'entreprise
Rennes - 4e édition de ce salon
en constante
progression,
où, candidats
à la création,
à la reprise
-ou à la cession
devraient trouver toutes
les informations utiles à leurs
projets : consultation des offres
d'entreprises à reprendre,
entretiens entre cédants et
repreneurs ou ateliers pratiques...
Au Liberté, esplanade
Charles de Gaulle.
-eeens. : Céline Chartier,
Relations Média,
tél. 02 99 23 74 24.
Réservation
Pollutec 2001
Il reste encore
des m2 disponibles
sur le stand régional breton
du salon Pollutec 2001 qui
aura lieu du 4 au 7 décembre
prochain à Villepinte (Paris).
C'est en effet la quatrième
année que les Chambres de
commerce et d'industrie de
Bretagne et le Conseil régional
se mobilisent pour soutenir les
démarches des éco-entreprises
de la région dans une
opération baptisée "Plein
phare sur la Bretagne".
-►Reus.: CCI Rennes, Loic Évain,
tél. 02 99 33 63 75,
www.bretagne.cci.fr/pollutec
polutiz
Du 24 octobre
au 18 décembre/
Thalassothérapie
La mer vous veut du
bien...
Lorient - Une exposition réalisée
par la Corderie royale et
mise en scène par le CCSTI de
Lorient à l'Orientalis (galerie
marchande de la
gare d'échanges).
Cette exposition
donne également
lieu à une série de trois conférences
à bord de la Thalassa
(quai de Rohan), de 18h30 à
20 h :
Le 2 oct.
La mer et la santé :
une longue histoire.
Le 6 nov.
Thalasso... une thérapie ?
Le 4 déc.
Mer et imaginaire.
+Rens. : CCSTI Lorient,
tél. 02 97 84 87 37,
www.ccstilorient.org
24
Ela
Du 15 au 21 octobre 2001/10e Fête de la science
Pour une science publique
Pour M. Schwartzenberg, ministre de la Recherche, l'objet de la Fête de la science est de
"créer un sentiment de proximité et de familiarité avec la science. Une science qui doit être
proche de tous".
En région Bretagne, un comité de pilotage de la Fête de la science, présidé par Louis Bertel,
délégué régional à la recherche et à la technologie, a souhaité donner une ampleur particulière
à cette manifestation, notamment en organisant des villages des sciences. Ceux-ci
regroupent des universités, des laboratoires et organismes de recherche, des entreprises,
des associations de culture scientifique et technique ainsi que des projets d'actions éducatives
de l'Éducation nationale :
À Rennes, place de la Mairie - vendredi 19, samedi 20 et dimanche 21 octobre.
À Lorient, à la gare d'Échange - jeudi 18 et vendredi 19 octobre.
À Brest, place Guérin - vendredi 19, samedi 20 et dimanche 21 octobre.
-+Bens.: Coordinateur régional : Abret - Hervé Antoine, tél. 02 96 46 60 50.
Coordinateurs départementaux : Pour l'Ille-et-Vilaine Espace des sciences - Michel Cabaret, tél. 02 99 35 28 20.
Pour le Morbihan CCSTI de Lorient - Dominique Petit, tél. 02 97 84 87 37.
Pour le Finistère Abret - Hervé Antoine, tél. 02 96 46 60 50.
-+Consultez tous les projets de la région : www.abret.asso.fr/fs2001.nsf/agencement?openframeset
AGE ND A
Du 17 octobre
au 27 janvier 2002/
L'Os vivant
Nantes - Créée par l'Espace
des sciences, le Palais de la
découverte et la Fondation
pour la recherche médicale,
l'exposition itinérante l'Os
vivant s'installe au muséum
d'histoire naturelle de Nantes.
Autour de l'exposition : conférence
sur les biomatériaux et
l'os artificiel, exposé et ateliers
pour découvrir son squelette,
visites commentées et animations.
-►Rens. : Muséum d'histoire
naturelle, tél. 02 40 99 26 20,
www.museum.nantes.fr
Formations
Formations continues
à Supélec
Du 13 au 15 nov.
Les "Bond-Graph" : une
méthode pour la modélisation des
systèmes dynamiques.
15 et 16 nov.
Cryptographie pour l'ingénieur.
Du 19 au 23 nov.
Asic analogiques.
Du 19 au 22 nov.
Techniques de la vie artificielle.
-►Rens.: Catherine Pilet,
tél. 02 99 84 45 00.
Restauration entretien
des cours d'eau
La restauration et l'entre-
CRIR tien des cours d'eau
demandent la prise en compte de
paramètres biologiques, sociaux,
économiques... Cette formation,
proposée par le Crir (Centre régional
d'initiation à la rivière), du 15 au
18 octobre, vous aidera à les appréhender,
en identifiant les différents
acteurs, les méthodes de diagnostic.
Elle s'adresse aux emplois jeunes
des collectivités et des associations,
aux salariés des structures de bassin
versant, des associations...
-~Rens. : Crir, tél. 02 96 43 08 39,
Erb.crir@wanadoo.fr
Formation médicale
5 et 6 nov.
Introduction à la santé publique.
8 et 9 nov.
Épidémiologie.
12 et 13 nov.
Analyse des institutions et
des politiques sanitaires et
sociales.
Sorties
14 et 15 nov.
Hygiène hospitalière.
19 et 20 nov.
Statistique descriptive et
inférentielle.
22 et 23 nov.
Alcoologie fondamentale.
.+Rens. : Département de
formation médicale continue,
Sylvette Guidai, tél. 02 99 33 69 56,
www.dfmc.univ-rennes1.fr
Archimex Archimex
9, 10 et 11 oct. (3 jours)
Systèmes membranaires et
technologies de filtration-purification.
18 et 19 oct. (2 jours)
Tests d'efficacité pour le
développement de nouveaux actifs
en cosmétique et nutrition.
14 et 15 nov.
Objectif santé : les ingrédients et
additifs en alimentation animale.
Sécurité des systèmes
d'information
EMST
Supélec
Supélec et l'ENST-Bretagne se sont
associées pour lancer un mastère en
sécurité des systèmes d'information.
D'une durée d'un an (6 mois de cours
et 6 mois de stage), les enseignements
commenceront pour la rentrée
2002, mais les inscriptions seront
possibles dès décembre 2001. Certains
modules seront aussi étudiés
pour pouvoir être dispensés dans le
cadre de la formation continue.
-,Rens. :
www.supelec-rennes.fr/ ren/fi/ssi/
www-masteres.enst-bretagne.fr/ssi
Salons
Supélec
QUIA DIT ?
de Fontenelle
- , .: ns les Entretiens sur la
pluralité des mondes (1686 - Second soir),
ouvrage de vulgarisation scientifique.
Élu à l'Académie française (1691), puis
à l'Académie des sciences (1697),
Fontenelle alliait dans ses textes science
et littérature, ce qui lui assurait une
audience considérable.
Réponse de la pa
5r.
Conférences Colloques
10 et 11 octobre/
136' Rencontres chimiques
de l'Ouest
Rennes - Les énergies
renouvelables : quels
enjeux pour les entreprises et
les collectivités locales ? Ces 13"
Rencontres chimiques de l'Ouest,
organisées en partenariat avec EDF
et l'Ademe, auront lieu à l'École
nationale supérieure de chimie de
Rennes. Trois thèmes au programme
: l'énergie éolienne, l'énergie
du soleil et de la biomasse, la
pile à combustible.
-►Rens.: École nationale
supérieure de chimie de Rennes,
Arnaud Bourdette, Hélène Duthoit,
tél. 02 99 87 13 11,
RCO@ensc-rennes.fr
19-20 octobre/
Les entretiens
scientifiques
Brest - Internet, la substantifique
toile : science en jeu, jeu de pouvoir ;
tel est le thème de
ces cinquièmes
rencontres, dont
l'objectif est d'instaurer
un véritable
débat public
autour de questions
scientifiques.
Trois volets à cette
manifestation :
- Du passé au présent : science,
démocratie et Internet.
- Conditions techniques, juridiques,
culturelles, et économiques pour
une communication équitable sur le
réseau.
- Interconnexion et validation des
connaissances.
Bulletin d'inscription joint dans ce
numéro de Sciences Ouest.
-,Rens. : 3B Conseils,
Morgane Le Got,
tél. 02 98 41 46 05,
3bconseils.inscriptions@wanadoo.fr
26 octobre/
OGMornotOGM?
Homme et génétique,
le couple du futur ?
Saint Brieuc - Éclairer
~o le citoyen-consommateur
sur les perspectives
d'utilisation des
organismes génétiquement modifiés,
tel est le but de la conférencedébat
organisée par Futurouest
Association (de 20 h à 22h, amphithéâtre
4 du campus Mazier). Cet
Institut de recherches prospectives
propose régulièrement des
réflexions sur des thèmes très
divers reflétant les mutations de la
société.
-,Rens. : Futurouest Association,
Liam Fauchard,
tél. 02 97 64 53 77,
Liam.fauchard@futurouestcom
Du 26 au 28 octobre/
Rencontres sciences et
citoyens
Poitiers - Le CNRS
!iS RECHERCH
MITRE
ROUE ` organise au Futuroscope
les II"
rencontres "Sciences et citoyens".
Des tables de discussion sur des
thèmes bien ancrés dans l'actualité :
clonage, mondialisation, informatique,
drogues... permettront aux
jeunes de 18 à 25 ans de s'offrir un
point de vue scientifique sur ces
sujets controversés.
Frais de participation 350 F (tout
compris sauf le transport).
-►Rens.: Jean-Louis Buscaylet,
tél. 01 44 96 46 34,
www.cnrs.fr (rubrique sciences
pour tous).
14 et 15 novembre/
Le goût, la nutrition
Landerneau - Abondance de production,
standardisation, label et
certifications... Que mangera-t-on,
que produira-t-on demain ? La 3'
édition des rencontres du savoirfaire
vous propose de répondre à
ces questions au travers de débats,
ateliers, colloques et visites d'entreprises
et avec les acteurs de l'ensemble
du secteur agroalimentaire :
des chercheurs et producteurs, jusqu'aux
consommateurs, en passant
par les responsables de services
qualité et R&D (Centre de congrès
du Mescoat).
-►Rens. : Carrefour du savoir-faire,
André Rosec,
tél. 02 98 85 45 87,
Carrefour.savoir-faire@landerneau.com
16 et 17 octobre/
La télévision interactive
numérique terrestre
et son déploiement
Rennes - Organisé
dans le contexte du
CNRT par Thomson
xmultimédia, ce
séminaire aura pour thème la technologie
de la télévision numérique
terrestre. Beaucoup de pays européens
réfléchissent en effet à
quand et comment remplacer la diffusion
hertzienne analogique par la
diffusion numérique terrestre. Au
programme : la technologie DVB-T,
son déploiement et comment introduire
l'interactivité dans ces nouveaux
systèmes.
Lieu : amphithéâtre de France Télécom
R&D, 11, rue du Clos Courte',
35510 Cesson-Sévigné.
-►Rens.:Thomson multimédia,
Fabienne Letort, tél. 02 99 27 32 29,
letortf@thmulti.com
16-18 octobre/
Séchage par atomisation
des produits laitiers
Rennes - 1" symposium international
sur le sujet, qui aura lieu à
l'École nationale de la santé
publique (ENSP), sous l'égide de
l'Inra. Le but de ce colloque est
"d'établir l'état des lieux du
séchage par atomisation dans les
produits de la laiterie, et de proposer
l'opportunité aux spécialistes,
compagnies laitières et fabricants
d'équipements, de partager leurs
connaissances scientifiques."
-►Rens.: www.rennes.inra.fr/spray
18 octobre/
Économies d'eau
en industrie
agroalimentaire
Ploufragan (22) - Organisé
par l'Institut
supérieur de productions
animales et des industries
agroalimentaires, ce colloque abordera
trois thèmes : la ressource,
l'outil de production et les rejets
polluants. Pour les industriels, l'objectif
est de trouver un moyen de
réduire les dépenses liées au poste
"eau". Des aspects de réglementation
seront également évoqués. Ces
rencontres auront lieu à la zoopole
de9hà 17h30.
~Rens.: Christelle Ménardais
ou Emanuelle Girard,
tél. 02 96 78 61 28.
19-21 octobre/
Salon "Vitré on line"
Pour la première
fois, Vitré (35)
accueille un salon
de l'innovation et
des technologies de l'information et
des communications. Installé au
parc des expositions, il s'adresse
aussi bien aux professionnels des
TIC qu'aux néophytes, avec des présentations
et des activités ciblées
pour chaque public. Les 20000 visiteurs
attendus pourront participer à
des ateliers, à des conférences et
même s'affronter dans des compétitions
de jeux en réseau.
-+Rens.: Mairie de Vitré,
M. Houari,
tél. 02 99 74 43 53.
24, 25, 26 octobre/
Périmètres de protection
et captages d'eau
potable
Saint-Brieuc - Le Centre des congrès
Équinoxe ouvre ses portes pour
accueillir un débat sur le thème
"Périmètres de protection des captages
: les conditions de la réussite".
Ce séminaire s'adresse à un public
très large et a pour vocation de trouver
les "meilleures conditions de la
réussite de la mise en place de ces
périmètres" ainsi que de présenter
les réalisations déjà mises en place
suite à un précédent colloque sur le
même thème.
-►Bens.: Conseil général des
Côtes-d'Armor, tél. 02 96 62 27 11.
ENSCR
~I
13
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ISPAIA
Contactez-nous pour
paraître dans le prochain
Sciences Ouest !
Tél. 02 99 35 28 22
Fax 02 99 35 28 21
lespace-des-sciences@wanadoo.fr 25
INAUGURATION
De gauche à droite, Michel Cabaret, Paul Tréhen, Guy Robert et
Philippe Lentz.
L'exposition Secrets de parfum a été inaugurée le 13 septembre
dernier en présence des membres du comité français de parfum :
son vice-président Philippe Lentz, par ailleurs directeur marketing
chez Guerlain, était accompagné de Marie-Hélène Gourmelon,
secrétaire général et Guy Robert, parfumeur-créateur.
Cet événement était l'occasion, comme l'a souligné Michel
Cabaret, directeur de l'Espace des sciences, de croiser les points
de vue de scientifiques et d'artistes créateurs et de montrer qu'il y
a bien de la science dans le parfum ! Et pour reprendre les mots de
Paul Tréhen, président de l'Espace des sciences : "Le parfum
n'existerait pas sans la chimie et la biologie". Extraction des molécules
odorantes, choix des supports pour les extraire, les fixer...
mais aussi synthèse d'arômes, la chimie apporte de nouvelles
techniques de travail. Côté biologie, la diffusion d'odeurs, via les
phéromones, est très répandue dans le monde animal et l'olfaction
serait un de nos sens les plus archaïques.
Et si dans les anciennes civilisations, notamment chez les Égyptiens,
onguents, poudres aromatiques et bois précieux brûlent sur
les autels et ont un rôle sacré, c'est au cours du XII' siècle que naissent
de nouvelles pratiques : l'utilisation des parfums par souci
d'hygiène ou de séduction. Cette tendance s'accentue et c'est ainsi
que les substances exotiques, symboles de luxe et de prestige, diffusent
en Europe à partir du XIV' siècle. À la fin du XIX`, la parfumerie
commence à prendre des airs d'industrie de luxe, dans
laquelle Grasse et Paris ont leur rôle à jouer. Aujourd'hui, la parfumerie
arrive en quatrième position dans la balance commerciale et
implique près de 44000 personnes en France. Qui a dit que l'argent
n'a pas d'odeur?
-->'Secrets de parfum. Jusqu'à fin décembre. Du lundi au vendredi
de 12 h 30 à 18 h 30 et le samedi de 10 h à 18 h 30. Animations à
16 h. Tarif : 12 F (réduit : 5F, gratuit pour les enfants de moins
de 12 ans accompagnés). Renseignements et réservations :
tél. 02 99 35 28 28, www.espace-sciences.org
Comme tous les ans, les mardis soir d'octobre et
de novembre, l'Espace des sciences invite des
scientifiques à débattre avec le public. Le thème
de cette année : Science, environnement et
citoyenneté permettra à des spécialistes d'illustrer
la progression des découvertes scientifiques,
tout en évoquant leurs conséquences culturelles,
socio-économiques et environnementales. Parmi
_.les sujets abordés : l'observation et la modélisation
des changements climatiques, le développement
durable en agriculture, la biodiversité.
' -- Les conférences se déroulent au Triangle
à 20 h 30 - Entrée libre. Rens. : Tél. 02 99 35 28 20 - 02 99 35 27 71
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BREVES
Guide du lycéen
breton
Le Guide du
lycéen breton
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ans tous les lycées de
retagne, aux élèves de
econde, aux délégués
Ide première et terminale
et aux professeurs
principaux. Vie au
lycée, orientation, santé,
loisirs : en soixantequatre
pages, ce document
fait le tour des
préoccupations des
jeunes et leur apporte
réponses et conseils.
Réalisé sur la proposition
des lycéens, cette
troisième édition a été
actualisée cette année
en tenant compte de
leurs remarques et suggestions.
Tous une
cybercommune !
On a presque tous une
cybercommune près de
chez soi ! Vous savez,
ces villes qui ont ouvert
des espaces multimédia
accessibles à tous.
Objectif : permettre
à chacun de s'initier à
l'informatique et à
l'utilisation d'internet,
à moins de 20 km de
chez lui. Trois ans après
leur lancement, sous
l'impulsion de la Région,
environ 220
cybercommunes sont
déjà opérationnelles sur
320 en projet dans les
deux tiers des villes bretonnes.
Les plus jeunes
les utilisent volontiers
pour parcourir des cédéroms
ludiques ou
converser sur le web.
Les plus grands s'en
servent plutôt pour
consulter leur boîte à
lettres électronique ou
chercher un job par internet.
Bref, chacun
trouve chaussure à son
pied. Un site internet
permettra bientôt de localiser
les cybercommunes
sur une carte.
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LYCÉES
Priorité à la qualité de vie
Depuis le 5 septembre dernier, les lycéens sont de retour dans les salles de classes.
Le Conseil régional, en charge de la construction, de l'équipement et du fonctionnement
des 270 lycées publics et privés de Bretagne, a pour objectif d'offrir à chaque lycéen
de meilleures conditions de travail grâce à des locaux plus sûrs, plus confortables et
mieux équipés. Illustration.
Avec 85,7 % de réussite au bac,
toutes séries confondues, la Bretagne
conserve la première place nationale
au bac général et au bac technologique.
Cette performance, elle la doit
à la qualité des formations mais aussi
aux conditions de vie et de travail
des 142 800 lycéens bretons. Malgré
la baisse des effectifs qui se confirme
à la rentrée (700 élèves en moins),
le Conseil régional poursuit son effort
d'investissement.
Salles de classes, internats, centres de
documentation et d'information, service
de restauration : ici et là, dans
tous les lycées de Bretagne, on rénove,
on modernise. Avec la sécurité
des personnes, l'amélioration
des conditions d'accueil de chacun
constitue la priorité majeure de l'action
du Conseil régional. Au lycée
Dupuy-de-Lôme de Lorient par
exemple, un cybercafé est à la disposition
des élèves depuis la rentrée.
Tout en étant un espace de convivialité,
ce lieu en libre-service permet
de rendre les nouvelles technologies
accessibles à tous, en dehors
des salles de classe. Ces lieux de vie
et de rencontre plus agréables répondent
aux attentes des jeunes.
Dans le domaine de l'informatisation
des établissements, le raccordement
des lycées au réseau à hauts
débits Mégalis va se poursuivre progressivement
pour permettre à tous
d'accéder aux ressources offertes par
Internet et le haut débit.
Renforcer les liens
entre les lycées et
les entreprises
Au lycée professionnel
maritime de Saint-Malo,
la rentrée est marquée
par l'ouverture d'une
ferme ostréicole. Situé
à Cancale, au coeur
d'une zone d'activité qui
abrite plusieurs entreprises
conchylicoles, ce
nouvel outil de travail
permet aux élèves d'apprendre
leur métier dans
des conditions proches
des réalités professionnelles.
Très attaché à
l'enseignement professionnel,
le Conseil régional
finance des équipements
qui permettent
aux jeunes de mieux s'insérer dans
le monde du travail et de répondre
aux exigences des entreprises en
terme de qualification. Dans cette
perspective également, la modernisation
des ateliers a permis de sécuriser
les outils et de les adapter aux
technologies d'aujourd'hui. Parallèlement,
il incite les lycées à s'engager
dans des démarches qualité de
leurs ateliers. Résultats : signalétique,
éclairages, flux de circulation,
espaces de rangement, vestiaires,
dispositif de tri sélectif des déchets...,
toute l'organisation est repensée
et améliorée. Aujourd'hui,
cette action se prolonge par un processus
de labellisation qui vise à
maintenir dans le temps les améliorations
apportées et à faire de la qualité
un souci permanent. Le lycée de
l'Elorn de Landerneau est le premier
établissement à être distingué par le
label officiel Qualycée pour l'action
exemplaire conduite dans les ateliers
de ses sections "bois".
Depuis 1986, 53 centres de documentation
et d'information (CDI) et 33 internats ont
été rénovés. Actuellement, 14 autres CDI et
34 internats sont en cours de rénovation.
L'amélioration des conditions d'accueil de chaque élève
constitue la priorité du Conseil régional
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Contact Aéroport : 02 99 29 60 00
Chambre de Commerce et d'Industrie de Rennes
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