Les cétacés vus d’avion

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juin 2008
© Yves Gladu
Les mammifères marins de l’Iroise sont les témoins du bon état du milieu naturel.

Vus du ciel, les dauphins se repèrent aux sillages de leurs ailerons… ou sous l’eau transparente. Ils vont être comptés.

Les pêcheurs de l’Iroise testent actuellement des répulsifs à dauphins. Pour éviter de pêcher des cétacés par accident, des boîtes acoustiques, appelées pingers, équiperont les filets de tous les navires, comme le prévoit un règlement européen.
Le programme Pingiroise associe le parc marin, les comités des pêches d’Audierne et du Nord-Finistère, l’Ifremer(1) et le laboratoire d’étude des mammifères marins d’Océanopolis. L’objectif est d’estimer ces captures, grâce aux agents du parc qui embarqueront avec les pêcheurs, et de mesurer l’effet des pingers sur les cétacés.

Mais il faut aussi connaître précisément les populations de cétacés, et savoir où elles vivent ! Vers le large, c’est encore l’inconnu. Chaque mois, pendant un jour et demi, des observateurs d’Océanopolis et du parc marin vont donc survoler l’Iroise à bord d’un avion spécial, avec des vitres latérales en “bulle”. Ils compteront les dauphins communs, les marsouins, les grands dauphins... ou les globicéphales qui passent. Nombre d’individus, tailles, couleurs, comportements, présence de jeunes, paramètres météo : le protocole européen Scans(2), qui a fait ses preuves pour compter les cétacés, est clairement établi. L’avion suivra dix lignes droites, tracées dans le ciel de l’Iroise, et plus loin vers l’ouest et le sud. Commencée en mai, l’opération se poursuivra jusqu’en juin 2009, pour connaître les variations au cours de l’année.

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Nicolas Guillas

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