Une Vague bleue de déchets

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juillet 2008
Les entreprises de construction et de réparation navale génèrent des tonnes de déchets.
© DR

La Chambre régionale de métiers et de l’artisanat propose une solution de collecte et traitement des déchets dangereux.

Chiffons et emballages souillés, solvants, batteries, filtres à huile et à carburants, hydrocarbures... Stocker ces déchets dangereux et les faire collecter et traiter peut sembler onéreux à une petite entreprise de construction ou de réparation navale.

C’est pourquoi la Chambre régionale de métiers et de l’artisanat leur propose une solution : l’opération Vague Bleue.

Elle présente aux 450 entreprises potentiellement concernées par la gestion des déchets dangereux une liste de professionnels de la collecte et du traitement, subventionnés par l’Agence de l’eau et qui offrent, de ce fait, des tarifs avantageux. « L’intérêt est de regrouper tous ces petits volumes pour parvenir à un gros tonnage, commente Karine Le Coq à la Chambre régionale de métiers et de l’artisanat. Cela devient ainsi plus intéressant pour les entreprises qui collectent et traitent et pour celles qui produisent les déchets. »

77 entreprises se sont engagées dans l’opération. Lancée en avril 2007, Vague Bleue a déjà permis de collecter plus de 30 tonnes de déchets dangereux dont 15 d’emballages souillés. 

Les professionnels aussi ont des idées

Architectes navals et équipementiers planchent aussi sur les questions d’écoconstruction et d’éconavigation. Chez Tacktick, équipementier à Vannes, des minipanneaux solaires sont intégrés aux appareils électroniques. « C’est toute l’électronique embarquée qui est pensée pour consommer moins, cent fois moins en l’occurrence. Et, avec les panneaux solaires intégrés, les appareils deviennent même autonomes en énergie », commente Mark Jonhson, ingénieur en électronique et cogérant.

L’architecte naval brestois Tanguy Le Bihan travaille, lui, sur des moteurs 100% électriques. « C’est l’équivalent de la Blue Car de Bolloré, les bateaux sont pensés pour être utilisables au quotidien par des personnes lambda. En termes d’énergie, ils consommeraient de l’ordre de un euro pour cent milles nautiques », précise Tanguy Le Bihan.

Les piles à combustibles semblent aussi offrir une alternative. Le service Recherche et développement de Snecma espère faire naviguer son navire de course Safran (basé à La Trinité-sur-Mer), à partir de propane d’ici 2009. « La difficulté consiste à produire l’hydrogène qui remplira la pile à partir du propane, confie Pascal Chadail, le chef de projet. Il aurait été plus facile de la faire fonctionner directement avec de l’hydrogène, mais il est moins évident de s’approvisionner en hydrogène liquide qu’en propane dans un port ! » Pour la course au large, il s’agit, en prime, de ne pas perdre en efficacité en naviguant plus écologique.

Renseignements : 
Mark Jonhson Tél. 02 97 63 98 50 kathrin.joesten@tacktick.com Tanguy Le Bihan Tél. 02 98 05 70 25 tlb@architecturenavale.fr Pascal Chadail Tél. 01 40 60 82 51 pascal.chadail@safran.fr

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Michèle Le Goff

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