Comment l’araignée tisse-t-elle ?

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septembre 2008
© Alain Canard
Les filières sont composées de milliers de tubes. Il en sort des fibrilles de 0,05micron (soit un 20000e de mm) de diamètre. L’araignée en réunit plusieurs, d’une dizaine à un millier, pour former son fil de soie.

Toutes les araignées produisent de la soie. C’est une de leurs caractéristiques. Elles utilisent pour cela leurs glandes séricigènes, situées dans l’abdomen. 

Ces glandes produisent un liquide composé de deux protéines. Ce sont les ingrédients nécessaires à la construction du fil. Pour rejoindre l’extérieur, le liquide circule dans de minuscules tubes creux – les fusules –. Une araignée peut avoir plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de fusules qui débouchent en bas de son abdomen, sur des filières – entre une et quatre paires suivant les espèces –.

Lorsque la soie sort, elle se solidifie. La cause physique de cette solidification n’est pas encore bien définie.

Des centaines de km suspendue à un filL’araignée utilise ensuite l’extrémité de ses pattes, munies de griffes, pour extraire la soie des filières et regrouper les fils. Elle peut maintenant l’utiliser pour se fabriquer un cocon, créer un fil de rappel qui l’empêche de tomber lorsqu’elle marche au plafond, ou encore communiquer avec ses congénères, car le fil est “imbibé” de phéromones.

Le mâle l’utilise aussi pour récupérer sa semence avant de la stocker. Mieux, chez certaines espèces, les jeunes le transforment en parachute ascensionnel. Un petit bout de soie soulevé par le vent peut les emmener à plusieurs centaines de kilomètres de leur point de départ, à travers champs ou sur des îles. Et, bien sûr, certaines araignées s’en servent pour tisser une toile et piéger leurs proies.

Céline DUGUEY

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