Un vélo repéré dans le trafic

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octobre 2008
© Getty Images-AFP-Peter Macdiarmid
Lyon, Toulouse, Grenoble, Paris, Montréal... ont choisi le comptage sélectif des vélos. Éco-compteur est pour l’instant la seule entreprise à proposer ce service.

Compter sélectivement des vélos dans un trafic mixte. C’est l’expertise unique d’éco-compteur, une entreprise de Lannion.

«À Paris en vélo, on dépasse les autos. » Mais quand il s’agit de compter les vélos dans le trafic, cela se complique. Or le comptage est devenu le nouvel enjeu des villes qui font la promotion du deux-roues et qui ont besoin de calibrer leur parc et leur réseau de pistes cyclables. Déjà spécialisée dans le comptage de piétons en milieu naturel – elle équipe les chemins de randonnées des Côtes-d’Armor depuis 1995 –, la société lannionnaise Éco-compteur a sauté sur l’occasion. Elle est aujourd’hui la seule à proposer le comptage sélectif des vélos en ville.
La détection est basée sur un système classique, qui est celui de la boucle magnétique. Caché dans le sol, ce capteur émet un champ magnétique qui va être perturbé au passage d’un objet en métal ou en aluminium.

« Cette technologie est parfaite pour compter des vélos sur un chemin, mais beaucoup moins performante quand ils sont noyés dans un trafic urbain, explique Christophe Milon, le directeur d’Éco-compteur. Car la perturbation magnétique engendrée par un vélo ne représente que 3 à 5% de celle d’une voiture. Elle se trouve donc facilement masquée. »

La signature magnétique du vélo

Plutôt que de se baser uniquement sur la force du signal, le nouveau système de détection est plus précis. Il s’appuie sur quinze critères différents, comme la durée de passage ou la forme du signal. Une sorte de signature magnétique d’un vélo. « C’est un laboratoire toulousain, la Zelt, avec qui nous avons passé un accord, qui a mis au point ce système, poursuit-il. Nous l’avons ensuite adapté pour en faire un produit ergonomique et commercialisable. »
Rendre le système basse consommation étanche, communicant, pouvoir l’insérer dans un sous-sol... Éco-compteur s’est appuyée sur sa grande expérience du comptage et continue à chercher des solutions adaptées à tous les contextes. « Actuellement, les relevés de données sont effectués manuellement ou par télérelève, avec un GSM, ce qui n’est pas toujours évident en pleine nature. C’est pourquoi nous travaillons aujourd’hui sur la récupération des données par satellite », poursuit Christophe Milon. À quand les informations sur le trafic des deux-roues à la radio ?

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Nathalie BLANC

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