Dix ans d’observation des rivières

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novembre 2008
© Frédéric Tanneau

Le réseau Écoflux mobilise bénévoles et établissements scolaires pour suivre l’évolution de la qualité des eaux finistériennes.

Sensibiliser. C’est l’un des maîtres mots d’Écoflux, réseau de suivi de la qualité de l’eau créé en 1998 par l’IUEM(1), un institut de recherche brestois, et le Conseil général du Finistère. Depuis dix ans, des professionnels effectuent des analyses sur les échantillons récoltés par une vingtaine de bénévoles, mais également, c’est l’originalité d’Écoflux, des scolaires.
En 2007, onze classes ont répondu présentes, en effectuant par exemple des prélèvements hebdomadaires dans des rivières. Les scientifiques du réseau interviennent aussi dans les classes. « Les élèves posent alors un autre regard sur leur environnement, constate Patrick Pouline, coordinateur du réseau, et comprennent que la nature réagit sur le long terme aux actions de l’homme. »

Les mesures concernent les taux de nitrates, phosphates et silicates, car ils influent sur les marées vertes et les ressources en phytoplancton. « Dix ans, c’est un peu court pour donner des conclusions mais on perçoit déjà une certaine amélioration, c’est encourageant. »

Pour les années à venir, Patrick Pouline souhaite renforcer les collaborations avec les professionnels et les scientifiques, « pour comprendre l’influence des variations de ces flux sur le développement du phytoplancton littoral », confie-t-il. Un projet d’étude est en cours de montage avec Agrocampus Rennes, sur son site de Beg-Meil, dans l’estuaire de l’Odet.

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Renseignements

Patrick Pouline
Tél. 02 98 49 86 13
patrick.pouline@univ-brest.fr

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