En pleine mer, le GPS patauge

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décembre 2008
Le mouvement incessant des vagues et les multiples effets réflecteurs à la surface de l’eau peuvent parasiter le trajet des ondes du GPS et engendrer des erreurs de positionnement.
© Gilles Paire-Fotolia.com

Le GPS est imprécis en mer. Le futur système européen Galiléo le sera aussi, si la complexité de ce milieu n’est pas abordée.

«La mer, qu’on voit danser... » ne fait pas le bonheur de tout le monde ! Surtout quand il s’agit d’observation satellite. Le mouvement incessant des vagues et les multiples effets réflecteurs à la surface de l’eau peuvent parasiter le trajet de l’onde et engendrer des erreurs de positionnement. Cela arrive déjà sur terre avec le GPS. L’arrivée du futur système de localisation européen, Galiléo, devrait normalement régler ce problème (lire ci-dessous). Mais si la version, actuellement en cours de développement, est sensée répondre aux besoins de localisation du grand public, ainsi qu’aux professionnels des transports routier, ferroviaire et bien sûr aérien, le volet mer est totalement absent. « C’est la raison pour laquelle nous sommes toujours hors sujet quand nous présentons le projet Galiléocéan », explique René Garello, professeur au département image et traitement de l’information(1) à Télécom Bretagne, à Brest, et responsable du projet.

Pas assez de plaisanciers

Dans sa première version, Galiléocéan, est un projet qui vise à caractériser le milieu marin pour mettre au point des récepteurs spécifiques pour les bateaux. Il a été labellisé par le pôle de compétitivité Mer Bretagne, mais, les plaisanciers étant moins nombreux que les automobilistes, il n’a pas trouvé preneur en termes de financements. « Nous avons donc revu notre copie et fait évoluer le projet, poursuit René Garello. L’approche est plus large, moins appliquée.La réalisation de prototypes de récepteurs ne constitue plus qu’une partie de Galiléocéan. L’autre partie est plus fondamentale et concerne la description du milieu marin pour recueillir des informations sur les mouvements de la mer elle-même. »

Trois laboratoires de recherche et quatre entreprises bretonnes sont impliqués dans Galiléocéan, qui, s’il trouve des financeurs, apportera un gage supplémentaire de sécurité au projet européen Galiléo. À condition qu’il se concrétise avant la sortie de la deuxième version du GPS.

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Nathalie BLANC

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