Aussi précieuses que du corail

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avril 2009
© Ifremer

Le rôle des laminaires dans la biodiversité est expliqué aux professionnels de la mer.

Aujourd’hui, la fragilité des récifs     coralliens et leur importance pour la biodiversité marine sont largement reconnues. Qu’en est-il des champs de laminaires, ces longues algues brunes que la marée découvre sur les côtes bretonnes ? Pour mieux comprendre ces organismes, des chercheurs français, portugais et chiliens travaillent ensemble depuis janvier 2008 dans le cadre du programme de recherche Ecokelp.

Ils ont présenté leurs premiers résultats aux professionnels de la mer le mois dernier. « Ils savent qu’il faut gérer les ressources avec parcimonie, explique Martial Laurans, responsable du projet pour l’Ifremer, ils accueillent bien ces journées d’informations. » En Bretagne, les études ont montré que l’espèce Laminaria digitata abrite une plus grande biodiversité que les autres algues. « Et la mer d’Iroise accueille la plus grande diversité génétique de cette espèce.

Il est primordial de préserver ces zones, car elles pourront servir de source si d’autres populations locales disparaissent. Elles ont aussi plus de chances de résister à des perturbations comme le changement climatique. » Les chercheurs s’intéressent aussi aux propriétés de l’algue pour envisager de nouvelles utilisations industrielles de ces laminaires, déjà employées dans les gélifiants alimentaires. Une seconde restitution aura lieu à la fin du programme, en 2010. Pour que la renommée des laminaires atteigne, peut-être, celle des coraux.

Renseignements

Martial Laurans
Tél. 02 29 00 85 02
martial.laurans@ifremer.fr

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