Quand la botanique s’épanouit

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mai 2009
Le Crous occupe aujourd’hui l’emplacement exact du jardin d’expérimentation et de la grande serre de botanique appliquée.
© Lucien Daniel

L’enseignement de la botanique est à son apogée de 1900 à 1968. La faculté dispose de serres et de jardins.

Au numéro 12 bis de la rue de Robien, à deux pas de la place Hoche, l’inscription “Académie de Rennes” trône maintenant au-dessus de la porte de l’ancien laboratoire de botanique appliquée et géographie botanique, qui occupa les lieux de 1952 à 1968. Baptisé Lucien-Daniel en hommage au fondateur des cours de botanique appliquée, le laboratoire avait été conçu pour l’enseignement et la recherche et placé près d’un jardin expérimental destiné à l’entretien des collections vivantes et à la recherche. 

10000 échantillons de lichens

En 1963, les collections comprenaient : un herbier régional du Massif armoricain rassemblant près de 700 échantillons ; un herbier de France de 2000 pièces ; des herbiers exotiques de 2 000 échantillons récoltés en Guinée, Côte d’Ivoire, Madagascar, Canada, Laponie... et aussi l’herbier personnel du directeur, Henri Nicollon des Abbayes, constitué de 10 000 échantillons de lichens. Celui-ci se trouve aujourd’hui à la faculté de pharmacie, dans le laboratoire du professeur Boustie.La salle de collections de botanique appliquée était située dans l’ancien grand séminaire, devenu faculté de lettres puis de sciences économiques.© Lucien Daniel

Un jardin d’essais de 80 ares

Avant d’être installé dans ce lieu dédié, l’enseignement de la botanique appliquée occupait, depuis 1910, une partie de la faculté de lettres (photo ci-dessus). Là, les étudiants disposaient d’une salle de collections servant également de salle de travail pour la consultation des herbiers et les recherches microscopiques, d’une salle de cours, d’une salle de travaux pratiques, de salles de photographie et d’un jardin d’essais de 80ares équipé de serres et comprenant de nombreuses variétés de pommiers et de poiriers, cultivés sous différentes formes pour l’arboriculture.
La botanique appliquée tombe pourtant en sommeil à la retraite de Lucien Daniel, en 1926, malgré la tentative avortée de construction d’un Institut de botanique (1939) entre l’Institut de géologie et le jardin du Thabor. Il faut attendre les années 1946-47 pour assister à son renouveau.

Naissance d’un jardin modèle
Les premiers cours d’histoire naturelle et de botanique sont créés à la fin du 18e siècle par Danthon, qui dispose d’un jardin botanique au Palais abbatial de Saint-Melaine.
Il prend aussi en charge les travaux d’organisation du jardin des plantes, lequel devient en peu d’années, entre ses mains et celles de son successeur, Jean-Vincent-Yves Degland, un établissement modèle : le Thabor. Médecin, conservateur du cabinet d’histoire naturelle et directeur du jardin, Degland dispense des cours sur les propriétés médicinales des plantes qui attirent chaque année un public nombreux.

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Jos Pennec/Nathalie Blanc

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