Les biocarburants sont à sec

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juin 2009
Exploiter des microalgues dans des bassins de la carrière de kaolin de Ploemeur (56) permettrait la production de biocarburant et, à terme, la reconversion du site.
© Sarp Industries

Les projets bretons sur les énergies marines comme celui sur les biocarburants doivent encore relever des défis.

Les acteurs du projet Safeoil peinent à décrocher des fonds pour leur biocarburant de troisième génération. L’objectif est d’exploiter, à l’échelle industrielle mais dans un site naturel, des microalgues dans quelques bassins à ciel ouvert d’une carrière littorale dédiée à l’exploitation de kaolin à Ploemeur (56). Le carburant serait produit à partir des lipides contenus dans les algues, « hôtes naturels de la carrière adaptés aux conditions environnementales et à leurs variations », précise Cendrine Carnel, coordinatrice du projet pour Sarp Industries(1). Faute de financement suffisant, le projet pourtant labellisé par le pôle Mer Bretagne en novembre 2008 patiente dans ses cartons.

Quand les conflits sont d’usage

Le projet des hydroliennes de Paimpol-Bréhat, porté par EDF, a dû surmonter une autre difficulté : celle des conflits d’usage. Après discussions avec les pêcheurs, l’industriel devra mener, en parallèle du projet hydrolien, des actions compensatoires de gestion de la ressource halieutique : ensemencement de coquilles Saint-Jacques, marquage de femelles homards et semis de palourdes.

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Michèle LE GOFF

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