Scruter au plus profond de la tumeur

À Brest, informaticiens et médecins optimisent l’utilisation de l’imagerie dans le traitement du cancer.

Pour traiter au mieux un mal, il faut bien le connaître. À Brest, informa-ticiens et médecins ont développé « un algorithme qui analyse les images fonctionnelles pour en extraire des données physiologiques sur la tumeur, en particulier l’activité des cellules malades et leur réaction au traitement », explique Dimitris Visvikis, responsable du projet au laboratoire du traitement de l’information médicale.

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décembre 2009

On sait, par exemple, que les cellules sous-oxygénées sont moins réceptives à la radiothérapie. De même, « les nouvelles drogues, très onéreuses, ne sont pas efficaces chez tous les patients », précise Olivier Pradier, chef du service radiothérapie au CHU de Brest. L’algorithme, breveté en septembre 2008, et, déjà, un contrat de deux ans a été signé le mois dernier avec l’équipementier Philips Medical Oncology System, afin qu’il intègre la solution à cinq de leurs consoles d’imagerie dans le monde. « Pour vérification, nous avons analysé avec cette méthode les examens d’une quarantaine de patients déjà traités, explique Catherine Cheze-Le Rest, médecin nucléaire associé au projet, et les informations obtenues correspondaient bien au devenir des patients. »

Des résultats plus précis, connus d’ici 2011, diront si l’expérience se poursuivra avec une étude clinique à plus grande échelle.

Renseignements

Dimitris Visvikis, Tél. 02 98 01 81 14
dimitris@univ-brest.fr

Olivier Pradier, Tél. 02 98 22 33 98
olivier.pradier@chu-brest.fr

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