Plongée en mer de Marmara

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janvier 2010
Le module sous-marin autonome Asterx est descendu, avec Bob, explorer les fonds de la mer de Marmara.
© Ifremer-Olivier DUGORNAY

Des scientifiques étudient le lien entre émissions de gaz et séismes aux abords des grandes failles tectoniques.

10, 11, 12... Installé au fond de la mer de Marmara, en Turquie, Bob compte les bulles de méthane qui s’échappent d’une faille océanique.
Bob, c’est un module d’observation du fond de la mer. Grâce à un système d’émission-réception des ondes acoustiques, il peut repérer avec précision les bulles de gaz. « Nous voulons comprendre la relation entre les variations de ces émissions de gaz et les variations de l’activité sismique, explique Louis Géli, responsable de la mission Marmesonet à l’Ifremer de Brest, en plus de Bob, nous avons posé au fond douze sismomètres et cinq piézomètres, qui mesurent la pression exercée par l’eau sur les sédiments. »

L’activité sismique est particulièrement intense dans cette zone, au sud d’Istanbul. « Nous sommes à la frontière entre les plaques terrestres eurasienne et anatolienne. Cette faille casse de manière récurrente, nous savons qu’elle va provoquer de nouveaux séismes. »

Ces premières mesures, exploratoires, vont permettre d’adapter les instruments de mesure qui composeront un futur observatoire permanent. « Pour l’instant, nous dépouillons les mesures de Bob, qui est sorti de l’eau après quatre semaines d’immersion. » Les autres instruments, eux, sont encore dans le bain.

Renseignements

Louis Géli, Tél. 02 98 22 42 27
louis.geli@ifremer.fr

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