La Bretagne se mobilise

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mars 2010
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Sur cet ordinateur, testé dans l’appartement, le clavier est remplacé par des cartes. Chacune correspond à une action : envoyer un mail, se connecter à Internet... ou à un contact. En les passant devant un lecteur RFID, on peut ainsi envoyer un mail à sa fille, par exemple.

Technologues d’un côté, spécialistes en sciences humaines de l’autre. Ces deux approches du vieillissement convergent.

C’est un signe. Lors du premier forum européen sur les problématiques liées au vieillissement qui s’est tenu à Vienne (Autriche) du 29 septembre au 1er octobre 2009 (forum AAL(1)), les Bretons représentaient plus du tiers des 28 Français présents. Entreprises et laboratoires étaient venus présenter leurs projets devant 483 participants. Dont “l’ordinateur à cartes”, testé à Rennes dans le cadre du projet Ida (voir ci-dessus). « Pendant ce forum, il a été mentionné à de nombreuses reprises la nécessité d’aborder les solutions développées pour le maintien à domicile non plus sous le seul angle technologique, mais selon une offre globale de services, qui précise non seulement le modèle économique envisagé, mais aussi les besoins des utilisateurs finaux », précise Nadège Cartier-Foucher, du Critt Santé Bretagne qui conduisait la délégation à Vienne avec Bretagne Innovation et la Meito.

Pendant ce temps, un autre regroupement sur le thème du vieillissement s’est opéré en Bretagne, sous la bannière des sciences humaines et sociales. « Simone Pennec, l’ancienne directrice de l’Atelier de recherche en sociologie (Ars), à l’UBO, en a eu l’idée en 2007, explique Bertrand Urien, directeur du laboratoire en sciences de gestion dans la même université. Car nous étions plusieurs collègues, à Brest(2), en sociologie, sciences cognitives, droit, en marketing et gestion, à traiter du vieillissement. »

Un inventaire complet

En avril 2009, le groupe brestois s’est étendu à l’échelle de la région suite à un appel à projets de l’UEB(3). Une dizaine de laboratoires issus des quatre universités bretonnes, de Télécom Bretagne et de l’École des hautes études en santé publique (EHESP), sont aujourd’hui concernés. « Nous avons obtenu un financement de 30 000 € qui nous a permis d’embaucher un ingénieur d’étude : Samuel Guillemot est arrivé le 1er février dernier », poursuit Bertrand Urien qui codirige le regroupement(4). Sa mission : réaliser un inventaire complet de la production scientifique liée au vieillissement au sein de ces laboratoires et organiser des journées (sûrement en septembre) pour « apprendre à nous connaître et répondre ensemble à des futurs appels à projets. »

Une réunion qui pourrait bien coïncider avec la deuxième édition du forum AAL, du 15 au 17 septembre prochain à Odense (Danemark). Les Bretons risquent d’arriver en rangs serrés !

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Nathalie Blanc

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