Portraits

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Claudie Hubert
Chimiste
Avec son équipe, elle a également remporté le prix des techniques innovantes lors du salon Pollutec 2009, le 1er décembre, à Paris.

« J’accélère des réactions chimiques avec des nanoparticules »

En 3e année de thèse à l’École nationale supérieure de chimie de Rennes, Claudie Hubert a remporté l’un des deux prix du meilleur poster lors du colloque Bretagne Saxe sur la chimie verte, en mars dernier.

 

Je m’intéresse à des composés dangereux, que l’on rencontre dans l’agriculture ou l’industrie. Ce sont des molécules qui agissent sur les systèmes hormonaux naturels. Parmi les plus connus, on retrouve le Bisphénol A, mis en cause dans les biberons récemment ou encore les dioxines, impliquées dans la catastrophe de Seveso en Italie, en 1976. Certaines de ces molécules ne sont pas faciles à détruire par les méthodes chimiques conventionnelles. 

Mon but est de mettre au point un prétraitement qui facilitera la dégradation par photocatalyse, un procédé basé sur la lumière.

Pour cela, j’utilise des nanoparticules de métal, essentiellement du rhodium. Ces sphères de moins d’un millième de millimètre ont la particularité d’accélérer l’hydrogénation, une réaction chimique qui permet de transformer les molécules. Et donc de les rendre plus “fragiles”.

Au départ, j’utilise de la poudre de rhodium. Je la dissous dans l’eau, et les nanoparticules se retrouvent en suspension, elles “flottent” dans l’eau.

Actuellement, je cherche à combiner efficacement les deux réactions, d’abord l’hydrogénation, puis la destruction par photocatalyse. Je travaille avec d’autres chimistes de l’école de chimie de Rennes. Nos travaux sont encore académiques, mais pourraient trouver une issue dans le monde industriel ! »

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Propos recueillis par
Céline Duguey

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