En test sur la mucoviscidose

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novembre 2010
Le complexe ADN/lipide est bien arrivé au niveau de l’aire pulmonaire de la souris de droite.
© Plate-forme IBISA “SynNanoVect”, Brest

Des essais de vectorisation sont réalisés à Brest dans un laboratoire de biologie pour traiter la mucoviscidose.

ÀBrest, les médicaments à transporter par vectorisation sont des fragments d’ADN. On parle de thérapie génique. Comme l’ADN est une molécule chargée négativement, les chimistes utilisent des vecteurs chargés positivement pour les transporter (lipides cationiques).

Suivi par bioluminescence

Dans son laboratoire de biologie de l’Inserm(1), Tristan Montier travaille avec plusieurs équipes de chimistes pour fabriquer ce type de vecteur appliqué au traitement de la mucoviscidose – une maladie génétique qui se traduit par un excès de mucus dans les voies respiratoires et digestives –. Leurs travaux sont menés in vivo sur la souris : ils cherchent à introduire un gène sain dans des cellules pulmonaires touchées. Le principe actif parvient jusqu’aux poumons après injection dans les voies sanguine ou respiratoire. Il s’agit ensuite d’un ciblage cellulaire.

Pour vérifier si tout est arrivé à bon port, les chercheurs couplent le gène d’intérêt avec un gène dit “rapporteur”, qui code pour la luciférase. Cette molécule est détectable par bioluminescence (voir photo ci-contre).

« Nous avons démontré l’innocuité du traitement et aussi qu’il pouvait être réadministré. C’est l’avantage de travailler avec des vecteurs composés de lipides qui ne déclenchent pas de réaction immunitaire de la part de l’animal », explique Tristan Montier, qui travaille encore à l’optimisation de son modèle. Le passage à des essais cliniques sur l’homme demande des compétences et des outils très spécifiques. Pour l’instant, il n’est pas d’actualité à Brest, mais pourrait être envisagé en collaboration avec une équipe britannique. 

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Nathalie Blanc

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