Un sang source de cellules souches

Actualité

N° 284 - Publié le 13 juin 2014
© EFS Bretagne

Magazine

4280 résultat(s) trouvé(s)

La première banque de sang placentaire de l’Ouest vient d’ouvrir à Rennes. Pour traiter et stocker cette source de cellules souches.

Elle vient d’accueillir ses premiers greffons. Inaugurée le 23 novembre, la banque de sang placentaire de Rennes, huitième du réseau français, peut désormais recueillir les dons des jeunes mamans qui viennent d’accoucher.

« Le sang placentaire, prélevé au niveau du cordon ombilical, est une source importante de cellules souches, explique le docteur Claudine Le Berre, responsable de cette unité de l’EFS(1), nécessaires pour traiter certaines maladies graves du sang, les leucémies notamment. » Dans la banque, les poches de sang arrivent directement de trois maternités partenaires : le CHU et la clinique de la Sagesse de Rennes et le CHP Saint-Grégoire. Elles sont examinées, avant d’être débarrassées du plasma et des globules rouges, pour ne conserver que les globules blancs, qui hébergent les cellules recherchées. « Nous passons ainsi de 180ml à des échantillons de 20ml, qui seront ensuite conservés dans l’azote liquide, à -196°C, prêts à l’emploi. » Source complémentaire au don de moelle osseuse, le don de sang placentaire est en pleine expansion, en France – l’objectif est de 30 000 greffons stockés en 2013, contre 10 000 aujourd’hui – mais aussi dans le monde. Certains pays comme les États-Unis possèdent déjà des banques bien fournies. Un projet de réseau international vise d’ailleurs à mettre en relation les plus grosses banques de greffons mondiales, afin de gagner du temps dans les recherches. Les jeunes mamans et leur compagnon semblent plutôt contents de participer à cette démarche altruiste ; aujourd’hui seuls quelques refus ont été enregistrés.

Claudine Le Berre
Tél. 02 99 54 42 22
bsp.rennes [at] efs.sante.fr (bsp[dot]rennes[at]efs[dot]sante[dot]fr)

(1) EFS : Établissement français du sang.

TOUTES LES ACTUALITÉS

Abonnez-vous à la newsletter
du magazine Sciences Ouest

Suivez Sciences Ouest