À l’ère du Wimax et de la 4G

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mars 2011
Au cours de ce test de propagation effectué en rade de Brest, l’analyse du signal reçu a mis en évidence l’effet de masquage de l’Île Ronde visible en arrière-plan.
© DR

Une équipe de Télécom Bretagne a été primée par un industriel américain pour ses applications liées à la propagation des signaux de télécommunication.

Lauréat toutes catégories confondues”. Le prix trône dans le bureau d’Yvon Le Roux, chercheur au Lab-Sticc(1) à Télécom Bretagne. Avec son collègue Jacky Ménard, il est bien sûr flatté par cette distinction attribuée en janvier par National Instruments. Ils sont surtout ravis qu’elle leur permette de communiquer sur leurs travaux par de nouveaux canaux. Car cela fait 25 ans qu’ils suivent le fil de leur recherche sur la diffusion des signaux de télécommunication. « On a commencé avec la bande hautes fréquences », se rappelle Jacky Ménard. Aujourd’hui ils sont passés à l’ère du Wimax et du LTE (Long Term Evolution), qui s’apprête à succéder à la technologie 3G.

 

Avec plusieurs autres chercheurs de Télécom Bretagne, ils étudient plus particulièrement les conditions de propagation des signaux de télécommunication en espace libre (GPS, Wimax, 4G...). Est-ce que le canal influe sur le signal ? Comment ? Dans quelles proportions ?

Le canal, c’est l’air

Dans le cas du Wimax et de la 4G, par exemple, le canal c’est l’air. Les signaux se propagent jusqu’à leur récepteur dans l’environnement ambiant. En chemin ils peuvent rencontrer des obstacles urbains (immeubles) ou environnementaux (arbres) sur lesquels ils se réfléchissent, qui peuvent modifier le temps de propagation, mais aussi l’amplitude ou la fréquence du signal. « Notre but est de caractériser ces conditions et de présenter aux opérateurs qui déploient les technologies des préconisations pour y pallier si besoin », précise Yvon Le Roux.

Pour étudier la nature et l’importance de ces déformations éventuelles des signaux, les chercheurs brestois ont imaginé un appareillage. Un dispositif émet un signal, un autre le capte à distance, l’analyse et compare les données collectées à celles attendues (issues d’un modèle théorique).

Jeu d’assemblage

Cet appareillage se compose de modules électroniques génériques, paramétrés par l’équipe. « Celui-ci c’est le système d’exploitation, le disque dur et le processeur, l’ordinateur en somme, indique Jacky Ménard. Celui-là sert pour la réception de signaux Wimax. Les suivants permettent la transposition de fréquences, la conversion analogique en numérique, par exemple... » C’est précisément cet assemblage électronique original qui a valu à l’équipe de Télécom Bretagne son prix.

Réseaux mobiles

Yvon Le Roux et Jacky Ménard travaillent sur d’autres études, comme le projet Seanet par exemple. Labellisé par le Pôle Mer Bretagne et conduit par Thales, il est entré dans sa phase opérationnelle en janvier. « Ici, nous nous focalisons sur l’impact du milieu maritime sur les réseaux mobiles », précise Yvon Le Roux. Une histoire de canots cette fois ?

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Michèle Le Goff

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