Des données sous-exploitées

Partager les nombreuses données produites en biologie, tel est l’objectif du projet mené au sein du génopole.

Depuis 2002, le génopole Biogenouest fédère les recherches relatives à la génomique (étude du génome) et à la protéomique(1) (étude des protéines, résultats de l’expression du génome) dans des disciplines variées : mer, agronomie et santé humaine. L’étude d’une séquence d’ADN de dorade, de plante ou de levure nécessitant le même genre d’équipements, les chercheurs ont pris l’habitude de partager les mêmes plates-formes technologiques. Pourtant, les résultats de travaux issus d’espèces différentes sont rarement mis en commun.

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septembre 2011

 

« Les volumes de données produits aujourd’hui sont considérables, mais  souvent sous-exploités. D’où l’idée d’inciter les chercheurs à référencer leurs données, mais aussi leurs métadonnées, explique Yvan Le Bras, l’animateur de ce projet fédérateur au sein de Biogenouest. Nous travaillons actuellement à la mise en service d’un portail sur lequel ils pourront le faire dans un format standardisé. »

Car la différence d’expression du génome d’une truite dans un milieu plus ou moins salé peut, par  exemple, intéresser une équipe travaillant sur le stress de salinité chez la levure.

Confronter des approches différentes mais qui peuvent se révéler utiles l’une à l’autre, tel est l’objectif de la biologie intégrative. Une école thématique qui s’adresse à tous les chercheurs en biologie est organisée du 7 au 9 novembre prochain pour faire connaître cette nouvelle démarche. N’hésitez pas à vous y intégrer !

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