Une start-up qui a la fibre

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novembre 2011
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Des fibres de verre rendent le diagnostic médical plus rapide et moins invasif.

C’est un petit boîtier blanc, de quelques centimètres de large, a priori pas bien impressionnant. Et pourtant, il contient une technologie qui pourrait révolutionner certains examens médicaux. Ce capteur, mis au point grâce aux travaux des chimistes de l’Université de Rennes1 et de médecins de l’Inserm, permet, à partir d’une goutte de liquide, d’obtenir un profil métabolique (lipides, glucides, protides) de la zone d’où provient le prélèvement.

Et d’obtenir un diagnostic rapide de certaines pathologies, du foie notamment, comme la cirrhose. C’est ce sur quoi se concentre Diafir, la start-up née de ces recherches en juin dernier. « Le boîtier contient des fibres en verre de chalcogénures, explique Hugues Tariel, dirigeant de Diafir, ce sont des verres qui transmettent uniquement dans l’infrarouge. Lorsqu’une lumière infrarouge passe dans la fibre en contact avec un liquide, ou un tissu, une partie des rayons va être absorbée par celui-ci, différemment selon les molécules qu’il contient. En fonction du profil d’absorption récupéré en sortie, nous pouvons déterminer le profil métabolique. » Pour le comparer avec différents profils sains et malades de référence. « Cela permettrait, dans certains cas, d’éviter les biopsies du foie, ou d’autres examens très invasifs. » Deux brevets ont déjà été déposés et des tests viennent de montrer la biocompatibilité du système. Diafir travaille désormais à transformer son prototype en un appareil de routine, utilisable par les laboratoires d’analyses, pour une commercialisation prévue à la fin de 2012.

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