Électricité : les industriels évitent les pics

Pour éviter un crash énergétique, EDF teste le décalage de la consommation des entreprises aux heures creuses.

Chaque hiver, la Bretagne frôle le black out énergétique. Avec moins de 10% de l’énergie consommée produite sur place, la région est l’une des plus fragiles de France. EDF l’a transformée en terre d’expérimentation. Depuis janvier, dans le cadre de son programme Énergie Bretagne innovation (Enbrin), le fournisseur d’électricité teste l’effacement industriel. Il s’agit de décaler la consommation des professionnels en dehors des pics qui s’étalent de 7h à 13h et de 18h à 20h. Véolia, l’une des 20 entreprises engagées dans ces tests, a mis à contribution quatre installations. « EDF nous avertit la veille, explique Guy Randon, directeur technique Ouest chez Véolia. Nous nous organisons pour arrêter les activités énergivores pendant les créneaux choisis, en compensant avant ou après. » Des entreprises agroalimentaires font appel à des groupes électrogènes et trois grandes surfaces vont essayer le pilotage d’usage, pour réguler le chauffage ou la ventilation à distance. Si le processus n’engendre pas d’économies d’énergie - ciblées par d’autres actions - il pourrait couvrir, s’il était appliqué à l’ensemble de la région, l’augmentation des pics, plus forte en Bretagne que dans le reste de la France !

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février 2012
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