Plus ou moins de sel dans le Pacifique

La concentration en sel des océans varie. Pour l’expliquer, les scientifiques utilisent des satellites.

Au large du Panama, l’océan Pacifique tropical détient deux records : celui de la salinité moyenne la plus faible et de la variation de salinité la plus forte. Une étude, à laquelle participent des chercheurs Ifremer Brest, vient d’élucider ces phénomènes. Elle combine des relevés faits sur des navires reliant Panama et Tahiti de 1950 à 2010 et différentes mesures satellitaires, dont celles de Smos, qui évalue la salinité des océans depuis 2010(1). Le satellite a confirmé les résultats relevés par les bateaux, tout en couvrant une plus grande surface, avec un passage plus fréquent. Ces dernières données ont permis de déterminer que le minimum de salinité en automne est dû à un apport en eau douce provenant des fortes précipitations. Celles-ci se produisent lorsque les vents humides venant du sud heurtent les montagnes côtières. En hiver, les vents s’inversent, entraînant une modification des courants marins, qui fait remonter le sel des couches froides plus profondes. Ces poches d’eau froide sont primordiales pour la pêche dans la région. Après avoir étudié les données de 2010, les chercheurs vont maintenant analyser celles de 2011, influencées par El Niño.

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juin 2012

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Renseignements

Nicolas Reul Tél. 02 98 22 44 10
nicolas.reul@ifremer.fr

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