Cuisson vapeur au menu des animaux

Pour remplacer le soja importé principalement du Brésil, une entreprise bretonne cuit des graines oubliées.

Produire de la viande, du lait et des œufs nécessite de nourrir les animaux avec des végétaux riches en protéines. En France, il s’agit majoritairement de soja. Celui-ci provient surtout du Brésil, où il provoque déboisement et pollution. Stéphane Deleau, directeur général de Valorex, entreprise d’aliments pour bétail implantée en Ille-et-Vilaine, est convaincu qu’il pourrait en être autrement. La solution vient des graines d’oléoprotéagineux : lin, féverole, pois, colza et chanvre. Consommées crues, elles n’offrent que 40 % de leurs potentialités. Mais grâce à un procédé rappelant celui de la cocotte-minute, l’entreprise maximalise la digestibilité des graines. Peu exigeants en eau et en nutriments, les oléagineux étaient traditionnellement cultivés en Bretagne, notamment le lin, utilisé pour fabriquer des voiles, avant d’être abandonnés au profit des céréales, plus rentables. Ces plantes présentent également l’avantage d’être riches en oméga-3. Valorex a pour objectif de remplacer la totalité du soja qu’il utilise. Pour cela, il faudrait tripler la surface d’oléagineux. Reste à convaincre les agriculteurs de diversifier leurs cultures.

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juillet 2012
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