L'océan n'est pas un fleuve tranquille

Des chercheurs de plusieurs pays se rassemblent pour comprendre le fonctionnement de l’océan à fine échelle.

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janvier 2013

Avec ses courants et ses tourbillons, l’océan est un fluide bien turbulent. Les chercheurs connaissent ces éléments depuis longtemps, mais ils s’intéressent aujourd’hui à ce qu’il se passe entre les turbulences les plus visibles. Lors d’un atelier, organisé au centre Ifremer de Brest, les 28 et 29 novembre derniers, une cinquantaine de scientifiques américains, norvégiens, anglais, italiens, sud-africains et français ont réalisé un état des lieux de la connaissance scientifique sur les processus physiques et biologiques qui apparaissent à la frontière entre les tourbillons, à une échelle de quelques centaines de mètres. « Il semble que cela conditionne les écosystèmes, explique Sabrina Speich, chercheuse au Laboratoire physique des océans à l’Université de Bretagne Occidentale et coorganisatrice de cet atelier. L’objectif est de construire un système d’observation, en utilisant les satellites nouvelle génération, capables de faire des captations en temps réel, et puis des navires océanographiques pour des observations de terrain. Nous avons un an devant nous pour bâtir ce projet. » Un second atelier devrait avoir lieu courant 2013 pour poursuivre cette réflexion.

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