Des cellules qui tirent à la corde

Trois équipes du CNRS, dont celle de Roland Le Borgne de l’Institut de génétique et développement de Rennes (IGDR), en savent désormais un peu plus sur les mécanismes de division des cellules épithéliales, jusque-là peu étudiées(1).

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avril 2013

Ces dernières composent des tissus très présents dans l’organisme, hypercompacts, qui constituent la limite entre un organe et l’extérieur. Les cellules épithéliales ont donc la particularité d’être polarisées : elles comportent une zone apicale, en contact avec l’extérieur, et une partie baso-latérale à l’intérieur séparées par des jonctions d’adhérence qui assurent la cohésion entre les cellules.

Les chercheurs ont découvert que la division cellulaire est asymétrique. Elle progresse du pôle basal vers le côté apical, et ne se fait pas de façon autonome. « La cellule en division est en contact permanent avec ses voisines, et il faut que leurs forces d’adhésion se rompent localement pour permettre aux cellules filles de se séparer, puis de former de nouvelles jonctions entre elles, explique Roland Le Borgne. Ces forces se rééquilibrent ensuite, un peu comme dans le jeu du tir à la corde. »

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