Pour jouer dans le monde entier

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avril 2013
© KORRISOFT
Visualisation des tirs de missiles, et donc des connexions des joueurs au jeu Kiss my Rocket dans le monde entier.

Spécialisée dans les jeux sur supports mobiles, une start-up rennaise a bâti son activité grâce au cloud computing.

Vingt millions d’images ! C’est la base de ce jeu téléchargé par des milliers d’utilisateurs dans le monde. Basé sur un système de cartographie interactive, Kiss my Rocket est né à Rennes en 2010, dans l’univers plutôt paisible de Korrisoft, spécialisée dans la création d’applications et de jeux vidéo sur supports mobiles. Pour l’entreprise issue de la pépinière de Télécom Bretagne, le calcul est vite fait : besoin de connexions rapides à des serveurs, utilisation dans le monde entier, jeux multijoueurs(1)..., la solution du cloud s’impose.

Le cloud s’impose

« Nous n’aurions jamais imaginé un jeu multijoueurs sans cloud computing, explique Philippe Coënt, P-DG et cofondateur de Korrisoft. Amazon était presque le seul fournisseur à l’époque, se souvient-il. Nous travaillons toujours avec eux car leurs offres correspondent tout à fait à nos besoins. » Le stockage principal des images est assuré par un serveur basé en Irlande. « Ce qui était tout à fait adapté à nos premiers joueurs, principalement européens et nord-américains. » Mais depuis quelque temps, l’engouement pour Kiss my Rocket gagne la Corée, le Japon, la Chine, l’Inde et le Brésil... à une vitesse folle ! Heureusement, de nouveaux services ont été imaginés par le fournisseur de cloud : d’autres serveurs, répartis dans le monde, au Brésil, en Asie, gardent des copies de certaines images qui, quand elles sont demandées par d’autres joueurs situés dans la même zone, sont accessibles plus rapidement. « Ces répartiteurs de charge sont très importants pour les usages en mobilité et surtout pour les jeux qui tolèrent mal les temps de latence. L’expérience des joueurs doit être la même quel que soit le pays. » Un autre service récent apprécié par Korrisoft est la possibilité de démarrer des serveurs automatiquement (autoscaling). Cela permet de faire face rapidement à l’augmentation continue des connexions (de plus en plus de joueurs), mais aussi aux pics de fréquentation qui surviennent le soir et pendant le week-end.

« J’apprécie énormément la facilité et la rapidité de mise en place de ces infrastructures. Ainsi que la fiabilité », poursuit Philippe Coënt. Le tout sans service informatique en interne (les compétences d’administration du cloud sont réparties sur deux personnes) et aussi, ce qui ne gâche rien, avec paiement en fonction des services et du temps utilisés.

Un confort pour les petites structures

Beaucoup de studios de jeux en France sont de petites structures composées surtout de créatifs et de designers, mais avec peu de ressources informatiques, ou juste quelques serveurs... Surexploités quand un jeu perce, les serveurs finissent par tomber en panne. « Et le succès retombe aussi vite qu’il est né, car sans connexion pendant quelques jours, les joueurs ne reviennent pas ! », assure Philippe Coënt qui a donc misé sur le cloud, en guise de parachute !

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Nathalie Blanc

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