Des mouvements de tous temps

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mai 2013
Cette ancienne cité ouvrière de Trémuson (Côtes-d'Armor) était habitée par des Polonais venus travailler dans les mines au début du 20e siècle.
© Alain Amet - Musée de Bretagne

Dès le 16e siècle.
Des réfugiés portugais, des négociants hollandais, flamands, espagnols, des notables, des commerçants, des marins, des colporteurs et des artisans venus d’autres régions, des Antilles et de Pologne... convergent vers la Bretagne du 16e au 19e siècle.

Le 19e siècle : le début de l’émigration.
La Bretagne atteint son premier pic démographique en 1911 avec 2601792 habitants. La vitalité démographique compense alors l’émigration. Celle-ci s’accélère après la Seconde Guerre mondiale. Entre 1831 et 1968, la Bretagne aurait perdu 1,136 million d’habitants !

Milieu du 20e siècle : changement de situation.
Au milieu des années 60, l’amélioration de la situation économique de la région, son désenclavement, le développement du tertiaire et de l’industrie freinent les départs. L’émigration devient un choix de vie ; tandis que le nombre d’étrangers va presque quintupler en Bretagne dans les années 70. Espagnols, Portugais, Algériens, Marocains rejoignent Britanniques, Italiens, Belges et Polonais.

Début du 21e siècle : le visage de la Bretagne change encore.
Le solde migratoire de la Bretagne est toujours positif, avec plus de 20000 nouveaux habitants par an (en globalité). Les contextes politiques et économiques évoluent : les migrants viennent de Mongolie, Tchétchénie, Europe centrale... Ils sont plus jeunes et viennent pour demander l’asile ou travailler.

Nathalie Blanc

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