La moule, gage de qualité des eaux

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octobre 2013
© Hervé Ronné

Pour préserver l’espèce, une station d’élevage de moules perlières d’eau douce a ouvert dans le Finistère.

Danger critique d’extinction. C’est le verdict de l’UICN(1) sur la moule perlière d’eau douce(2). En cause, la dégradation et la pollution des rivières qui ne répondent plus aux exigences écologiques de l’espèce. Dans le cadre du programme européen Life+ de sauvegarde du mollusque, l’association Bretagne Vivante a inauguré une station d’élevage le 20 septembre dernier, à Brasparts (Finistère).

Bâtie et gérée par la Fédération de pêche du Finistère, partenaire du programme, elle fonctionne déjà depuis plus d’un an. Les larves sont récoltées en milieu naturel. Pour se développer, elles se fixent sur les branchies d’un poisson-hôte de type salmonidé. La station héberge donc truites et saumons pour réaliser le contact. Après plusieurs mois, les jeunes moules sont réintroduites dans les cours d’eau et s’enfouissent sous les sédiments. « Cette vie, dite benthique, dure de cinq à dix ans, l’efficacité de l’expérience n’est donc pas visible pour l’instant », explique Marie Capoulade, coordinatrice du programme Life+. Le laboratoire Écologie et santé des écosystèmes de l’Inra est associé au projet pour quelques études sur le terrain. Une d’entre elles vise à découvrir quel serait le meilleur poisson-hôte. Parallèlement, l’association Bretagne Vivante génère des programmes de restauration des cours d’eaux (assurer des zones de reproduction...) et sensibilise les agriculteurs et les élus. En protégeant la moule perlière, tout un écosystème est préservé sur sa durée de vie, soit une centaine d’années !

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