2013 : la dixième édition !

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décembre 2013
Animée par Maëtte Chantrel (à droite), la cérémonie de remise du Prix Bretagne jeune chercheur est accueillie par l'Espace des sciences, aux Champs Libres, et ouverte au public depuis 2011.
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Initié et organisé par le Conseil régional, le prix Bretagne jeune chercheur fête cette année sa dixième édition.

Créé en 1995 par Claude Champaud, alors président du Comité consultatif régional de la recherche et du développement technologique (CCRRDT), le Prix Bretagne jeune chercheur a trouvé son rythme de croisière et se bonifie : le champ des catégories varie pour s’adapter à l’actualité (la catégorie Mathématiques de la planète Terre fait écho à l’année internationale éponyme), tandis que l’organisation de la cérémonie a évolué. Programmée tous les deux ans depuis 2005, elle s’est ouverte au public en 2011, en s’installant dans la salle de conférences des Champs Libres, grâce à l’appui de l’Espace des sciences.

Garder l’esprit du prix

L’esprit du prix, lui, est resté le même : récompenser et encourager des chercheurs de moins de trente-cinq ans ayant soutenu leur thèse depuis moins de cinq ans dans un établissement breton. Avec le souci de balayer le maximum de disciplines. « Ce prix régional fournit l’opportunité de distinguer des jeunes chercheurs et chercheuses formés en Bretagne, dont l’appétit pour les sciences est remarquable au vu des projets qui nous ont été proposés. Je me félicite particulièrement de l’enthousiasme, à chaque fois renouvelé, autour de ce prix », souligne Bernard Pouliquen, vice-président du Conseil régional, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Cette année, soixante-cinq dossiers ont été déposés, puis examinés par un jury (lire composition ci-dessous) qui s’est réuni le 21 octobre à Rennes, sous la présidence de  Martine Bonnaure-Mallet, professeur en odontologie à l’Université de Rennes 1. « Tous les dossiers étaient de très bon niveau et très bien renseignés, précise-t-elle. Ces jeunes ont de l’avenir. » Il a pourtant fallu en sélectionner six. « Les quatre prix se sont démarqués assez rapidement. Mais cela a été plus difficile pour les mentions, puisqu’il fallait n’en garder que deux... Personnellement, j’ai beaucoup aimé les sujets de la catégorie Transport, innovations sociales, citoyennes et créatives. Car je les trouve très riches et encore méconnus. J’étais donc très heureuse qu’une mention ait été choisie dans cette catégorie, en plus du prix. »

Chaque édition du Prix Bretagne jeune chercheur est aussi parrainée par une personnalité scientifique. Claude Allègre, Philippe Busquin (député européen), Laurence Tubiana (directrice de l’Institut du développement durable et des relations internationales), l’académicien Jacques Lucas, ou encore le Prix Nobel Jean-Marie Lehn ont été parrains et marraine. C’est Philippe Lazar, ancien directeur de l’Inserm, et président de la Société des amis du Palais de la découverte à Paris, qui a endossé le rôle pour l’édition 2013.

Un plus dans le CV

« Ce prix est une vraie reconnaissance, affirme Laurent Calvez, lauréat dans la catégorie chimie en 2011. Je le mentionne à chaque fois dans les CV qui nous sont demandés lors d’appels à projets ou pour des contrats de recherche. J’ai rapidement senti la différence ! J’ai même été surpris par les retombées, y compris à l’international. C’est un booster. Depuis, je l’ai conseillé ! » Chargé de recherche à l’Irccyn(1) à Nantes et lauréat dans le domaine de la robotique en 2011, Sébastien Briot nuance le propos : « Je ne peux pas dire que cela a eu des retombées immédiates et spectaculaires. Mais la même année, j’ai reçu un autre prix(2) et il est vrai que je m’appuie en ce moment sur ces deux récompenses pour déposer une demande de chaire de recherche européenne (ERC). J’espère que cela va m’aider à me démarquer par rapport à d’autres candidatures. » Revenue d’Angleterre il y a un an, Anne Lizé a été classée première pour deux postes d’Attachée temporaire d’enseignement et de recherche (Ater) en septembre à Rennes et a pu choisir celui qu’elle préférait. « Je suis sûre que le prix a joué ! Et je compte bien le mentionner dans mon CV pour postuler l’année prochaine au CNRS ou à l’université. » L’aidera-t-il à décrocher un poste définitif de chargée de recherche ou de maître de conférences ?

Composition du jury de l’édition 2013

Catégorie Mathématiques de la planète Terre : Jean-Yves Billard - École navale, Christophe Cheverry - Irmar, Rozenn Texier-Picard - Irmar/ENS Rennes, Yvan Lagadeuc - Université de Rennes 1, Daniel Bideau - Université de Rennes 1, Matthieu Gousseff - Conseil régional de Bretagne.

Catégorie Santé et bien-être : Sandrine Cammas-Marion - CNRS, Cécile Chevrier - Inserm, Martine Bonnaure-Mallet - Université de Rennes 1 (présidente de jury), Christophe Jamin - Université de Bretagne Occidentale, Joëlle Léonil - Inra, Georges Baffet - Inserm.

l Catégorie Sciences du numérique et des technologies de pointe : Bernard Jouga - Supélec, Cyril Ray - École navale, Michel Hurfin - Inria, Marc Brunel - Université de Rennes 1, Albert Benveniste - Inria.

l Catégorie Transports, Innovations sociales, citoyennes et créatives : Thierry Goyet - Conseil régional de Bretagne, Catherine Barreau - Université de Rennes 1, Raymonde Séchet - Université Rennes 2, Laurence Manchon - Conseil régional de Bretagne, Ghislaine Lebrun - Conseil régional de Bretagne.

Renseignements : 
Liste des acronymes : CNRS : Centre national de la recherche scientifique, ENS : École normale supérieure, Inra : Institut national de la recherche agronomique, Inria : Institut national de recherche en informatique et en automatique, Inserm : Institut national de la santé et de la recherche médicale, Irmar : Institut de recherche mathématique de Rennes, Supélec : École supérieure d’électricité.

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Nathalie Blanc

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