Des coquilles suivies à la trace

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janvier 2014
Le jeu
© DR

En décembre, des chercheurs ont présenté les résultats d’une étude sur la coquille Saint-Jacques en Manche.

La coquille Saint-Jacques est un mets prisé lors des repas de fin d’année. L’espèce la plus recherchée par les gastronomes est l’emblématique Pecten maximus, qui est aussi la première ressource halieutique débarquée, en tonnage comme en valeur marchande, par les flottilles côtières de la Manche. Éric Thiébaut, de la Station biologique de Roscoff, a développé un modèle numérique à partir de données biologiques et physiques. Il décrit ainsi la dispersion du mollusque au stade larvaire et les échanges entre les populations de différents secteurs en Manche : « La coquille adulte est sédentaire mais lors de la reproduction, plusieurs millions de larves d’une centaine de micromètres sont lâchés dans la masse d’eau pendant 20 à 30 jours et se déplacent au gré des courants. Lors de la métamorphose des larves, soit les coquilles restent dans la même population, soit elles intègrent une autre, soit elles sont perdues. » L’étude s’inscrit dans le cadre du projet Comanche(1), qui rassemble plusieurs équipes de recherche en Bretagne, Normandie et Pays de la Loire(2) et vise une approche globale de la coquille Saint-Jacques, de son écosystème et de son exploitation. « Nos résultats seront discutés avec les professionnels de la mer et aideront à une meilleure gestion spatialisée des ressources », conclut Éric Thiébaut. En attendant, la coquille Saint-Jacques s’est bien retrouvée dans les assiettes de Noël, sur fondue de poireaux, en brochette ou en cassolette !

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