Mieux suivre le cancer colorectal

Des chercheurs ont mis en lumière des gènes qui alertent sur le risque de cancer.

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avril 2014

Une équipe brestoise vient de faire une avancée dans le diagnostic du cancer colorectal. Dans leurs travaux, publiés en février dernier(1), les chercheurs de l’Inserm(2) ont identifié quarante gènes qui pourraient signer la maladie. « Nous avons travaillé sur des adénomes et des tissus présentant des lésions. Certaines de ces lésions, les polypes, sont très souvent liées à l’apparition d’un cancer. » Grâce à des puces à ADN, ils ont pu comparer l’expression des gènes dans des tissus sains, des adénomes et des tissus cancéreux. « Nous avons ainsi remarqué que les mêmes quarante gènes étaient soit surexprimés, soient sous-exprimés dans certains adénomes polypoïdes et dans les tissus cancéreux. Cela pourrait indiquer que ces adénomes ont des risques de donner naissance à un cancer. » Si les gènes repérés étaient déjà connus dans d’autres types de cancers, seule la moitié avait déjà été liée au cancer colorectal.

« Aujourd’hui nous augmentons notre échantillonnage et nous suivons les patients, pour confirmer notre hypothèse. Il faut attendre, car les cancers se développent généralement cinq à dix ans après l’apparition des polypes. Nous cherchons aussi à simplifier le test en le recentrant sur un nombre plus restreint de gènes, pour qu’il puisse facilement être utilisé en routine et permettre d’affiner la classification des patients. » Ce diagnostic précoce est important, car le cancer colorectal se soigne bien s’il est pris en charge tôt.

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