Manger local : les élevages aussi

La Bretagne et les Pays de la Loire veulent fournir les élevages en nourriture produite localement.

La moitié de l’alimentation des élevages de l’Ouest est importée, notamment le soja en provenance du Brésil. En 2011, la Bretagne et les Pays de la Loire ont décidé de lancer des recherches conjointes pour accroître la production locale, et éviter ainsi la pollution et l’augmentation des prix.

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juin 2014

 « Les agriculteurs ont progressé à titre individuel, mais les données de base n’existent pas », explique Michel Morin, vice-président de la Région Bretagne, en charge des dossiers agricoles.
« Nous avons rassemblé des organismes et des partenaires pour relever le défi », ajoute Dominique Tremblay, élu ligérien également en charge du sujet. Parmi eux, l’Inra(1), des universités de l’Ouest, les Chambres d’agriculture des deux régions, des réseaux d’agriculteurs.

Coordonnées par le Pôle agronomique Ouest, les recherches comportent quatre axes. Deux passeront bientôt à la phase de recherche proprement dite. Le premier a pour objectif d’évaluer les alternatives du soja, tels le pois, le lupin ou la féverole. En effet, leur digestibilité, leur dosage, ou même leur appétence sont différents du soja. Un autre se consacrera à l’alimentation des élevages laitiers. La mise au pâturage et la production de fourrage doivent être optimisées : quelle conduite de pâturage privilégier ; quelle est la valeur ajoutée de la luzerne ou des céréales ? Deux autres, moins aboutis devraient suivre. L’un vise à trouver des lignées de soja et de tournesol adaptées aux conditions locales, l’autre à améliorer l’assimilation des protéines d’origine végétale par les animaux.

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