Tout se joue dans le cerveau

Des spécialistes des régulations hormonales étaient réunis à Rennes, en août. L’occasion d’aborder l’obésité.

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septembre 2014

L’obésité touche 17 % des Français ; un fléau qu’il est difficile d’endiguer. Car « s’il est facile de grossir, il est très difficile de maigrir », explique Jean-Louis Nahon, directeur de recherche au CNRS, à Nice, venu faire une conférence lors de la 27e conférence de la Société européenne d’endocrinologie comparée, qui se tenait à Rennes, du 25 au 29 août dernier. « On sait aujourd’hui que ça se passe dans le cerveau, c’est donc beaucoup plus difficile à traiter. Les réseaux impliqués dans la gestion de la faim et de la satiété sont également impliqués dans l’humeur, le sommeil... » Les changements hormonaux qui entrent en jeu dans ce que l’on appelle désormais syndrome métabolique augmentent aussi les risques d’AVC ou de cancer. Un constat difficile, qui doit renforcer le message de prévention. « Aujourd’hui, nous ne travaillons que sur des modèles, des rongeurs essentiellement », ajoute le chercheur. C’est pourquoi on parle d’endocrinologie comparée. Les modèles évoluent, cependant de nombreux chercheurs travaillent désormais sur des poissons, beaucoup plus adaptés dans certains domaines que les mammifères. La conférence aura été l’une des occasions pour les scientifiques d’échanger sur leurs connaissances.

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