Les lumières d’hier et de demain

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juin 2015
© Scott Olson / Getty Images North America / AFP

Depuis la fin du 19e siècle, la lumière des ampoules à incandescence, interdites en Europe depuis 2012, provenait de la sublimation d’un filament de tungstène dans un gaz inerte et sans oxygène, sinon le tungstène brûlerait instantanément. La lumière émise était d’un blanc chaud, tirant sur le jaune. Ces lampes ont tendance à chauffer.

Dans les Led, ou diodes électroluminescentes, la lumière est produite avec un rendement optimal. Elle résulte de l’émission de photons par des semi-conducteurs traversés par de l’électricité. Elle est monochromatique et la couleur dépend des éléments du semi-conducteur, composés de terres rares, comme le cérium, dont les gisements se trouvent souvent en Chine.

Il faut donc des Led rouges, jaunes (mises au point dans les années 50) et bleues (fin des années 90) pour couvrir toutes les longueurs d’onde et obtenir une lumière blanche. C’est ce qui a limité leur développement. Le prix Nobel de physique 2014 a été attribué à deux Japonais et un Américain qui ont réussi à obtenir ces diodes bleues.

Dans les Oled, diodes électroluminescentes organiques, les semi-conducteurs sont des molécules organiques, plus accessibles que les terres rares, et surtout malléables : d’où la possibilité de développer des objets lumineux de n’importe quelle forme et aussi des écrans souples. Mais la production de lumière bleue est toujours un problème.

Nathalie Blanc

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