«Comment les nanoparticules se diffusent dans l’environnement»

Portrait

N° 348 - Publié le 11 janvier 2017
Alexandrine Gigault
Ce que je cherche
Julien Gigault
Chercheur

Magazine

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Dans le cadre d’une mission scientifique, il est parti étudier l’impact des débris plastique sur les littoraux guadeloupéens.

Je m’intéresse aux nanoparticules issues de la dégradation d’objets fabriqués par l’homme. J’étudie leurs comportements dans l’environnement : où les trouve-t-on, quelle taille et quelle forme ont-elles, quels types de polluants peuvent-elles transporter ? Comment ces nanoparticules traversent les barrières écologiques, le sol, l’eau, l’air, ou comment, par exemple, les plantes les absorbent ?

Je reviens d’une mission de trois mois en Guadeloupe. Le littoral de la côte Est, “au vent”, est très pollué par le plastique qui arrive du gyre de l’Atlantique Nord, cette concentration de déchets au milieu de l’océan. Des résidus plastique proviennent aussi des activités humaines sur l’île, notamment d’une décharge en contact avec une mangrove.

J’ai étudié le cycle de ce plastique, de taille micrométrique à nanométrique. Sur trois plages, la concentration en microplastique (inférieur à 5 mm, visible à l’œil nu) s’élève à 500 pièces par m2 !

Avec un matériel spécial, j’ai aussi effectué des prélèvements de particules nanométriques en suspension dans l’eau, près des plages et dans la mangrove. J’ai été surpris de la teneur élevée en nanoparticules. Il faut maintenant analyser plus de 600 échantillons (solides ou dans l’eau), pour connaître leurs compositions exactes. Cette étude devrait être terminée en mars prochain.

PROPOS RECUEILLIS PAR Nicolas Guillas

(1) À l’Observatoire des sciences de l’Univers de Rennes (Osur), CNRS/Université de Rennes 1.

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