Les pommes de terre idéales

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février 2017

De nouvelles variétés à la fois résistantes et aptes aux transformations industrielles ont été identifiées.

Chercheurs et industriels sont partis d’une centaine de pommes de terre et en ont retenu neuf. En décembre dernier, lors de la réunion de clôture du projet Quapores (1), Jean-Éric Chauvin, directeur adjoint de l’Institut de génétique, environnement et protection des plantes (Igepp) du centre Inra de Rennes, a présenté aux partenaires (2) les nouveaux génotypes qui se prêtent à la transformation selon les pratiques industrielles locales (plats cuisinés en conserves et chips) et qui sont naturellement résistantes aux pathogènes (moindres traitements phytosanitaires).

« En croisant les données, nous avons retenu quatre pommes de terre intéressantes pour les chips et résistantes au mildiou, dont deux se conservent bien. Neuf variétés se prêtent à la transformation en conserves. Parmi elles, une résiste aux nématodes, une autre aux bactéries de la maladie de la “jambe noire” et trois autres encore au mildiou, dont deux peuvent également se cuisiner en chips », détaille Jean-Éric Chauvin, coordinateur du projet. Pour arriver à ce résultat, les scientifiques ont d’abord développé des outils d’analyse biochimique de la composition des tubercules (soixante-dix-sept composés analysés) et cherché une corrélation entre ces composés et la résistance et/ou l’aptitude à la transformation (saveur, texture, couleur, fritabilité...). Les génotypes retenus sont inscrits depuis peu, ou en cours d’inscription, au catalogue officiel des espèces et variétés végétales cultivées.

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