Le spécialiste européen des dolmens

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mai 2018

Chris Scarre honoré par l’Université de Rennes 1.

Comme toutes les sciences, l’archéologie ne connaît pas les frontières. L’Université de Rennes 1 a distingué au début d’avril l’archéologue Chris Scarre, en le nommant docteur honoris causa(1). Cette distinction salue l’ensemble de sa carrière. Elle est colossale. Spécialiste des mégalithes, le chercheur britannique est une référence mondiale. Homme de terrain et auteur de nombreux articles, il dirigeait jusqu’à l’an dernier la revue Antiquity. Bon nombre d’archéologues cherchent à y être publiés.

Une approche anglosaxonne

Ses liens avec Rennes remontent aux années 1990. Il codirige alors la fouille du grand tumulus de Prissé-la-Charrière (Poitou-Charentes) et collabore avec les archéologues rennais. Depuis cette époque, les relations se sont multipliés à travers des codirections de thèses et de fouilles. Grâce son approche anglo-saxonne de l’archéologie et son réseau professionnel, Chris Scarre a servi de passerelle pour conduire le Centre de recherche en archéologie, archéosciences, histoire de Rennes(2) sur la scène internationale.

Véritable passionné, Chris Scarre ausculte depuis quarante ans les blocs de pierres, vieux du 5e millénaire avant notre ère, qui se dressent en Europe, des pays scandinaves à la péninsule Ibérique. L’interroger sur ces mystérieux dolmens, menhirs ou tumulus est la promesse d’innombrables histoires. « Il est fascinant d’observer l’édification de mégalithes similaires dans différents recoins de l’Europe, nous dit-il. L’une des explications serait liée aux flux migratoires, visibles par des haches polies d’origine alpine, en France et en Angleterre. » Chris Scarre veut comprendre ce qui motive des populations, aux quatre coins du continent, à s’échiner à dresser des blocs de pierre de plusieurs tonnes. L’explication tiendrait à la sédentarisation et au développement de l’agriculture. L’homme veut marquer son territoire. « Qu’il s’agisse de structures de pierres dressées comme à Carnac, ou de mégalithes érigés au-dessus d’une chambre sépulcrale, il est toujours question de marquer son territoire et sa puissance. » Entre - 4000 et - 2700 avant J.-C., les hommes ont utilisé toute leur ingéniosité pour construire des édifices, qui sont des démonstrations de force.

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Dolmen

Après quelques jours de recherches sur les Dolmens, je pense avec certitude à quoi ils pouvaient servir, j'ai constaté que chaque Dolmen possède une dalle pour les préparations funéraires à quelques mètres de ceux-ci, tout à côté , à l'avant, plusieurs rangées de tombes selon l'importance de la communauté , sur un site (saint Auvent) en haute vienne, j'ai pu constater qu'à l'endroit ou s'arrête la dernière rangée de tombes, une pierre est posée pour délimité la fin de celle-ci (tombes), cette pierre devait être déplacée au fur et à mesure des inhumations, j'ai suivi le parcourt d'un individu, la préparation de chaque mort se faisait sur la dalle, ensuite le corps était déposé sous le Dolmen, 3/4 jours selon un rituel, puis inhumer, j'ai suivi également le parcourt du 1er et du dernier individu inhumés, le 1er se trouve en début de la 1er rangée à gauche du Dolmen et le dernier à la fin de la dernière rangées de tombes à droite du Dolmen.
Je peux reproduire exactement ce schéma en présence de témoins.
Cordialement

M.Ribeyrol

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