S’adapter à un océan plus acide

Les animaux marins s’adapteront-ils à l’acidification des océans ? C’est la question posée par deux projets qui débutent à l’Ifremer de Brest. L’un étudie le bar, l’autre les huîtres creuses. Ces animaux sont élevés dans des bassins reproduisant l’acidification prédite par le Giec(1) d’ici à 2100(2). Professeur à l’UBO(3), Guy Claireaux étudie le bar. Lors d’un projet précédent, son équipe avait constaté des modifications sur une première génération de poissons : « Ils sont moins vigilants en cas de danger et leur squelette est plus robuste. »

Fabrice Pernet, chercheur à l’Ifremer, s’intéresse aux huîtres. Pour fabriquer leur coquille, les mollusques ont besoin de carbonates, moins disponibles dans une eau plus acide. L’énergie qu’ils dépensent en plus pour produire leur coquille les rend vulnérables aux maladies. Leur croissance ralentit. Les deux équipes veulent savoir si les ajustements observés sont transmis d’une génération à la suivante. C’est la condition pour que ces deux espèces s’adaptent à l’acidification des océans.

(1)Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. (2)Selon le scénario le plus extrême, le Ph des océans pourrait passer de 8,2 à 7,6. (3)Université de Bretagne Occidentale.

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mai 2018

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