La fibre de lin est très forte

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octobre 2018
Biodiversité en ville
Les fibres de lin rendent les biocomposites plus performants et plus respectueux de l'environnement.
Christophe Baley / Irdl

De jeunes chercheurs l’étudient à Lorient et Nantes.

Le lin a de l’avenir. Le programme Flower de l’IRDL(1) à Lorient vise à développer des renforts en utilisant les fibres de cette plante. Un financement européen vient de lui être attribué. L’idée : remplacer la fibre de verre(2) pour rendre les composites plus légers, plus résistants et plus respectueux de l’environnement. Ce projet(3) répond à la demande des industriels et touche trois secteurs : l’automobile, le nautisme et la publicité. « Nous développons des produits innovants en lin avec des acteurs situés de part et d’autre de la Manche. Cela rend le projet original », note Alain Bourmaud, ingénieur de recherche en sciences des matériaux. Le lin est produit en Normandie. Les fibres (40 % de la plante) sont extraites et intégrées aux composites. « Nous cherchons à rendre biodégradables des produits comme les présentoirs publicitaires. »

 

Cinq thèses
 

« L’Europe(4) finance 69 % du programme, précise Chloé Joly, chargée de projet. Nous allons investir dans du matériel adapté et cinq thèses vont débuter. » Deux thèses à l’IRDL s’intéresseront aux conditions de culture et aux applications industrielles. Le traitement des fibres sera étudié par des biologistes à Nantes et le vieillissement des composites à Portsmouth. Les résultats de ces recherches sont prévus pour le printemps 2022.

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Marion Guillaumin

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