Le jardin réserve naturelle

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octobre 2018
Biodiversité en ville
L’écureuil roux partage ce jardin avec les oiseaux, les chauves-souris, les hérissons, les grenouilles...
Sylvain Lefebvre

Des libellules aux chauves-souris, c’est facile d’accueillir la biodiversité ! Le jardin de Sylvain Lefebvre le montre.

Il s’en passe des choses dans ce jardin d’une commune de la métropole de Rennes. Nul besoin de grands espaces pour la biodiversité... « Il suffit de quelques aménagements pour abriter plusieurs espèces », explique Sylvain Lefebvre, réalisateur du film “Jardin Sauvage”. Depuis 2013, ce naturaliste voit son jardin évoluer. « C’est devenu une vraie petite réserve naturelle en zone périurbaine. » Des haies de fruits sauvages et des herbes folles créent plusieurs microhabitats. Des espèces se réfugient dans un tas de feuilles mortes. « La mare attire des libellules, des amphibiens protégés, comme le triton marbré, et des salamandres, raconte-t-il. Une couleuvre à collier vient même manger les grenouilles ! » La chaîne alimentaire est établie.

Hôtel à insectes

Des abris sont faciles à construire pour la faune. Des nichoirs à oiseaux, à chauves-souris ainsi que des gîtes pour hérissons (cagettes retournées) sont installés dans ce jardin extraordinaire. Un muret de pierres est un refuge pour les lézards et les petits mammifères. Un pot de fleurs rempli de paille accueille des insectes comme les perce-oreilles et les coccinelles, antipucerons naturels. « Dans un hôtel à insectes, des tiges creuses comme le bambou ou le sureau peuvent être exploitées par les abeilles solitaires. »

Sur le balcon

Une terrasse et un balcon peuvent aussi accueillir la biodiversité. On peut y installer les mêmes abris qu’au jardin ! Les fleurs attirent les pollinisateurs. Une soucoupe remplie d’eau sert d’abreuvoir aux oiseaux.

Que faut-il éviter pour préserver cette biodiversité ? Sylvain Lefebvre déconseille l’utilisation de produits chimiques. « Il faut garder une part sauvage au jardin. » Pour la protection des oiseaux, que l’on peut nourrir lors des gelées en hiver, le naturaliste suggère d’attacher une clochette au collier des chats. « Ce sont plusieurs millions d’oiseaux qui meurent sous leurs crocs chaque année ! »

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Marion Guillaumin

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