« Aujourd’hui, la protection de l’environnement est une contrainte »

Actualité

N° 369 - Publié le 4 février 2019
Julie Lallouët Geffroy

La juriste Alexandra Langlais publie ce mois-ci l’ouvrage Agriculture et paiements pour services environnementaux, quels questionnements juridiques ?(1) Au sein de l’institut Iode(2), la chercheuse propose une réflexion sur cette notion apparue avec la loi biodiversité de 2016.

Les agriculteurs peuvent percevoir des aides au titre de la protection de l’environnement. « Nous passons de la notion de pollueur-payeur à celle de protecteur-payé, explique-t-elle. Mais il est nécessaire de définir à partir de quel niveau d’effort une aide financière est pertinente. » Le risque est de tomber dans un chantage environnemental : si je n’ai pas d’aide, je dégrade l’environnement. « Pour éviter les effets d’aubaine et d’opportunisme, il faut garder en ligne de mire l’objectif à atteindre, en l’occurrence la transition écologique, précise la juriste. Aujourd’hui, l’environnement est une contrainte, compensée par des aides financières. Il serait utile de faire de la protection de l’environnement une opportunité, une source de revenus, afin d’articuler économie et écologie. »

Julie Lallouët Geffroy

(1) Éditions Presses universitaires de Rennes.
(2) Institut de l’Ouest : droit et Europe (Université de Rennes 1, CNRS).

TOUTES LES ACTUALITÉS

Abonnez-vous à la newsletter
du magazine Sciences Ouest

Suivez Sciences Ouest