Les sols émettent des composés volatils

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février 2019
Légende Julien Leroy récupère dans un socle hermétique des gaz (composés organiques volatils) émis par un champ de blé.
Alexis Chézière

La quantité de gaz émis par les sols dépend des pratiques agricoles.

À Rennes, les écologues s’associent aux physiciens pour diminuer certains gaz émis par le sol. Plus précisément certains composés organiques volatils, produits par les microorganismes. Ces composés nous entourent au quotidien : certains sont responsables de l’odeur de l’herbe coupée ou de l’humus après la pluie ! Les scientifiques abrègent leur nom en COV. Ce sont des molécules organiques, composées d’atomes de carbone, associés à d’autres éléments, comme l’oxygène ou l’hydrogène.

Conséquences sur la santé

Que se passe-il entre le sol et l’air ? Des gaz voyagent (lire ci-contre), mais ils ne sont pas seuls. Et si des microorganismes du sol, bactéries, virus ou spores de champignons, se retrouvaient en suspension dans l’air ? Cela peut avoir des conséquences sur la santé.

Pour le découvrir, Julien Leroy a débuté en octobre une thèse, au sein du laboratoire Écobio et de l’Institut de physique de Rennes, en partenariat avec l’Ademe(4). Il s’intéresse à plusieurs types de sols, urbains ou agricoles.

L’Osur(5), dont Écobio est une composante, s’est doté d’un appareil pour récolter les particules microscopiques dans l’air (entre 50 nanomètres et 10 micromètres). Ces particules sont triées par taille. Il reste ensuite à analyser leurs gènes, pour les identifier.

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Maryse Chabalier

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