La gestion des sols est notre alliée

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février 2019
Climat : de l'air, vite !
Vue aérienne du bocage en Ille-et-Vilaine. Un feu a été allumé pour l’entretien traditionnel d’une haie.
Rodolphe Marics

Chercheurs et acteurs territoriaux étudient l’apport du sol. Pour que les bonnes décisions soient prises.

« Notre consortium est un peu atypique, note Christian Walter(1), professeur Inra(2) à l’Agrocampus Ouest, à Rennes. Nous réunissons des équipes de recherche en sciences du sol, hydrologie, écologie et économie... avec le bureau d’étude SCE(3) et le pôle métropolitain Nantes Saint-Nazaire. » Ce groupe de chercheurs et d’acteurs territoriaux étudie les services écosystémiques du sol, dans le cadre du programme Soilserv(4), soutenu par l’Agence nationale de la recherche.

Carbone du sol : augmenter le stock

L’initiative “4 pour 1000”(5) a été lancée lors de la Cop21, à Paris en 2015. Son but ? Augmenter la capture du carbone par les sols cultivés pour stopper l’accroissement du CO2 dans l’atmosphère. Il faudrait augmenter le stock dans le sol(6) de 0,4 % par an(7). Cela veut dire arrêter de détruire les forêts, ne pas laisser le sol des cultures à nu après la récolte, restaurer les sols dégradés, planter des arbres... Tous ces moyens favorisent une génération supplémentaire de biomasse, permettent de capturer du carbone et de produire assez pour nourrir la planète. Mais attention, cette solution “facile à mettre en œuvre” ne ralentirait que provisoirement l’accroissement du carbone dans l’air : lorsque cette biomasse mourra, elle rejettera du carbone ! D’ici là, grâce à l’étude des sols et de leur capacité à le capturer, peut-être aura-t-on trouvé une solution de stockage plus définitive.

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Claire Guérou

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