« Prédire la résistance des navires »

Portrait

N° 373 - Publié le 12 juin 2019
Baptiste Cessieux
Ce que je cherche
Loïc Carteron
Doctorant en ingénierie navale, à l’IRDL(1) à Brest.

Magazine

4259 résultat(s) trouvé(s)

«Je veux savoir combien de temps résistera la pièce la moins solide d’une coque de navire. Cela fait longtemps que la Marine nationale affine les coques. Pour comprendre leur résistance, les ingénieurs caractérisent les métaux. Ils trouvent le meilleur équilibre entre la quantité et la résistance. Je m’intéresse à la structure dans son intégralité. Si l’on observe l’ensemble, on aperçoit la zone la plus fragile : les soudures.

La durée de vie d’une soudure

Mon but est de caractériser l’endurance de ces soudures, pour savoir à quel moment elles casseront. Pour cela, il faudrait faire des milliers d’essais sur une quinzaine d’échantillons. C’est long. Mon idée est d’accélérer la collecte d’informations en observant l’autoéchauffement grâce à des caméras thermiques. J’applique une contrainte sur la soudure et je note une variation de température. Voilà mon indice !

L’élévation de la température est due à la dissipation d’une partie de la contrainte en chaleur. Nous la modélisons. Le problème est que chaque soudure est différente. Une simulation informatique est nécessaire. Lorsque ce sera fait, nous saurons prédire la durée de vie d’une soudure, uniquement en l’observant. »

PROPOS RECUEILLIS PAR Baptiste Cessieux

(1) Institut de recherche Dupuy de Lôme (Ensta Bretagne, Naval Group).

TOUS LES PORTRAITS

Abonnez-vous à la newsletter
du magazine Sciences Ouest

Suivez Sciences Ouest