« Toute recherche mérite d’être envisagée »
Portrait
Vétérinaire et chercheur Inra (1) à Saint-Gilles, près de Rennes.
J’aurais été physicien ou mathématicien. Voire les deux ! J’adore savoir comment ça marche, disséquer la façon dont la nature fonctionne. J’ai choisi la biologie pour comprendre le vivant, et j’utilise des outils mathématiques et de mé-decine nucléaire.
Je veux comprendre les relations, lorsqu’on s’alimente, entre le tube digestif et notre cerveau. Un nerf, appelé le nerf vague, relie ces deux organes. Je m’intéresse aux informations qu’il transmet.
Tout le temps ! Au fil des rencontres avec des sujets et des personnes… Si je n’avais pas connu mon directeur de thèse, je ne ferais pas la même chose aujourd’hui.
Je n’ai pas perdu ma capacité à m’émerveiller ! Si je peux mener ces recherches, c’est grâce à des personnes qui sont à l’origine d’innovations incroyables, comme le scanner par exemple. C’est fantastique de monter sur les épaules de géants.
Tout objet de recherche mérite d’être envisagé.
J’aimerais comprendre comment le glucose est utilisé par le cerveau tout au long de la vie. Il semble augmenter forte-ment jusqu’à l’âge de 9 ans, pour ensuite diminuer. Mais qu’en est-il en cas d’obésité ou d’autres maladies2 ?
Il ne faut pas toujours être totalement rationnel. C’est une différence entre la médecine et la science. Soigner doit rester un art, par exemple pour poser un diagnostic, même si la médecine s'appuie sur les avancées scientifiques.
1. Institut national de la recherche agronomique. Charles-Henri Malbert est également professeur de médecine à l’Université d’Adélaïde en Australie.
2. Le chercheur a publié récemment une étude concernant les effets des édulcorants sur l’organisme. Lire « Le faux sucre modifie le cerveau », Sciences Ouest n°375, octobre 2019.
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