« Ce virus est bien adapté à l’homme »

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Mai Juin 2020
Les scientifiques mobilisés
NIAID
Vue colorisée au microscope électronique à balayage d’une cellule en apoptose3 (en vert), infectée par le virus Sars-CoV-2 (en violet).

Comment l’épidémie peut-elle évoluer ?

« Tant que ce coronavirus n'a pas disparu et que la population n'est pas immunisée, le risque d'une nouvelle vague existe toujours », rappelle Matthieu Revest1. La maladie pourrait-elle devenir encore plus contagieuse et les pathologies plus sévères ? « À la différence d’Ebola, le Sars-CoV-2 se transmet beaucoup, car il ne tue pas toujours son hôte et se transmet surtout par voie respiratoire, résume Vincent Thibault2. Il est peu symptomatique, donc les malades se déplacent et le virus est transporté loin. Le Sars-CoV-2 n’est pas forcément dangereux pour un individu, mais pour la communauté. C’est un virus déjà bien adapté à l’homme ! Muter ne lui confèrera pas forcément un avantage.»

Pas d’évolution majeure

Jusqu’à présent, aucune étude n’a montré d’évolution majeure du coronavirus. De nouveaux troubles liés au Covid-19 apparaissent pourtant régulièrement. « Plusieurs pathologies ont été décrites en Chine, explique Vincent Thibault. Mais le virus peut être à l’origine de pathologies nouvelles en Afrique, car le patrimoine génétique de la population est différent. En Europe, des symptômes inconnus en Chine sont apparus, comme la perte du goût et de l’odorat. La souche virale n’est pourtant pas très différente !

Des manifestations dermatologiques, notamment des engelures très rares, ainsi que des lésions cardiaques, ont été décrites en France. »

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Nicolas Guillas

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