« La connaissance est toujours profitable »

Portrait

N° 386 - Publié le 25 février 2021
LAURENT GUIZARD
L'épreuve par 7
Cendrine Mony

Enseignante-chercheuse en écologie des communautés et du paysage à l’Université de Rennes 1 (Osur).

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Qu’auriez-vous fait si vous n’aviez pas été chercheuse ?

Je ne me vois pas faire autre chose que de la recherche. J’aime apprendre constamment, être au cœur d’un foisonnement d’idées et d’énergies. Et surtout observer, décrire et comprendre la nature, afin de porter à notre modeste échelle les alertes pour le futur.

Aujourd’hui, qu’avez-vous trouvé ?

Un émerveillement constant face aux astuces déployées par la nature, à la complexité des relations entre organismes. J’essaie de savoir comment nous pouvons les préserver pour mieux concilier les activités humaines et le fonctionnement des écosystèmes.

Le hasard vous a-t-il déjà aidée ?

Bien sûr, la recherche est souvent faite de rencontres et le hasard les guide. Elles sont primordiales dans les échanges d’idées et la découverte de collaborateurs avec lesquels travailler. Les grandes théories en écologie disent bien qu’il y a du hasard dans tout processus biologique !

Qu’avez-vous perdu ?

Le temps de contempler. Entre un travail-passion et la vie de famille, le quotidien est devenu un tourbillon incessant qui laisse peu de place à la rêverie.

Que faudrait-il mieux ne pas trouver ?

La connaissance est toujours profitable. C’est l’usage qui en est fait qui peut être problématique. J’ai bon espoir que l’humanité arrive un jour à s’autoréguler dans un usage sage et raisonné des connaissances.

Quelle est la découverte qui changerait votre vie ?

Une façon de contourner les limites temporelles pour pouvoir vivre et profiter pleinement de chaque moment de sa vie personnelle et professionnelle.

Qu’est-ce qui vous ferait douter de la rationalité ?

Échanger avec les personnes disparues. Beaucoup de mystères reposent certainement sur des explications rationnelles que nous n’avons pas encore trouvées. Mais la frontière entre la mort et la vie me semble difficilement contournable.

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