« Les réponses du droit face au transhumanisme »

Portrait

N° 392 - Publié le 30 septembre 2021
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Ce que je cherche
Quentin Le Pluard
Enseignant-chercheur en droit privé et sciences criminelles à l’Université de Bretagne Occidentale à Brest.

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« J’étudie comment le droit français s’empare des questions liées au transhumanisme. Ce mouvement est né aux États-Unis, aux abords de la Silicon Valley1 où des entreprises cherchent à augmenter l’homme à l’aide des nanotechnologies, des biotechnologies, de l’intelligence artificielle ou des sciences cognitives.

Notion de dignité

Je travaille particulièrement sur les interrogations que soulève l’augmentation du corps humain grâce aux prothèses. En épluchant les différentes jurisprudences2 françaises, je tente de comprendre comment ces dernières s’appliqueraient si par exemple une personne décidait de se faire implanter une puce sous-cutanée pour guider un bras supplémentaire. Quel serait le statut de la prothèse, et cette personne devrait-elle avoir le droit de le faire ?
Finalement, le droit français est assez conservateur3 vis-à-vis des questions liées au transhumanisme : la notion de dignité y est centrale, comme la protection de l’intégrité du corps et de l’espèce humaine. Ce principe fondamental a pris toute sa force au lendemain de la Seconde Guerre mondiale avec les atrocités qui ont été commises durant cette période… »

PROPOS RECUEILLIS PAR PAULE-ÉMILIE RUY

1. Un pôle rassemblant des industries de pointe à San Francisco, en Californie.
2. L’ensemble des décisions des juridictions au sujet d’une matière.
3. Par opposition au droit libéral américain.

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